Nucléaire nord-coréen: La vraie raison qui aurait forcé Kim à fermer son site
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Nucléaire nord-coréenLa vraie raison qui aurait forcé Kim à fermer son site

Le leader nord-coréen avait jugé que le site de Punggye-ri avait «rempli sa mission» après six essais nucléaires. Un éboulement lors du dernier test surpuissant l'aurait cependant rendu inutilisable.

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La Corée du Nord a testé mercredi un «nouveau type» de missile balistique, tiré à partir d'un sous-marin, au lendemain de l'annonce par Pyongyang de discussions de travail samedi sur le nucléaire avec Washington. (2 octobre 2019)

La Corée du Nord a testé mercredi un «nouveau type» de missile balistique, tiré à partir d'un sous-marin, au lendemain de l'annonce par Pyongyang de discussions de travail samedi sur le nucléaire avec Washington. (2 octobre 2019)

AFP
Washington s'est déclaré prêt à discuter avec Pyongyang. (Mercredi 21 août 2019)

Washington s'est déclaré prêt à discuter avec Pyongyang. (Mercredi 21 août 2019)

Keystone
Le président chinois Xi Jinping a suggéré à son homologue américain Donald Trump lors du récent G20 d'alléger «en temps opportun» les sanctions visant la Corée du Nord, a révélé mardi le ministre chinois des Affaires étrangères. Il prône le «dialogue». (Mardi 2 juillet 2019)

Le président chinois Xi Jinping a suggéré à son homologue américain Donald Trump lors du récent G20 d'alléger «en temps opportun» les sanctions visant la Corée du Nord, a révélé mardi le ministre chinois des Affaires étrangères. Il prône le «dialogue». (Mardi 2 juillet 2019)

AFP

Le site d'essais nucléaires nord-coréens pourrait être devenu inutilisable en raison d'un effondrement partiel de la montagne où il se trouve lors du dernier test, en septembre. C'est ce qu'indiquent des sismologues chinois dans une étude.

Le leader nord-coréen Kim Jong-un a annoncé samedi un moratoire sur les essais nucléaires et les tirs de missiles intercontinentaux, ainsi que la fermeture du site de Punggye-ri, où la Corée du Nord a réalisé ses six tests entre 2006 et 2017.

Cette annonce est intervenue à quelques jours du sommet prévu vendredi entre le leader nord-coréen Kim Jong-un et le président sud-coréen Moon Jae-in. Il devrait être suivi dans quelques semaines par une rencontre historique entre Kim Jong-un et le président américain Donald Trump.

Le sixième et dernier essai nucléaire nord-coréen, le plus puissant à ce jour, avait le 3 septembre généré une secousse sismique d'une magnitude de 6,3 qui avait été ressentie jusqu'en Chine. Pyongyang avait affirmé avoir testé une bombe à hydrogène.

L'essai avait entraîné des glissements de terrain et des répliques amenant certains experts à penser que le Mont Mantap, sous lequel sont menés les tests, pouvait être à force atteint du «syndrome de la montagne fatiguée».

Infrastructures inutilisables

Ce syndrome décrit un site dont la structure géologique a été fragilisée par des explosions nucléaires souterraines répétées. Deux études impliquant des experts chinois révèlent qu'une réplique d'une magnitude de 4,1 survenue huit minutes après l'essai avait provoqué un effondrement de roches à l'intérieur de la montagne.

«Il est nécessaire de continuer à surveiller d'éventuelles fuites de matériaux radioactifs provoquées par l'effondrement», indique l'Université de science et technologie de Chine dans le résumé d'une étude publié sur son site internet.

L'Université a indiqué que l'étude paraîtrait dans la revue Geophysical Research Letters de l'Union américaine de géophysique (AGU). «La survenue de l'effondrement devrait condamner les infrastructures souterraines dans le Mont Mantap à ne plus être utilisées pour des essais nucléaires», estiment dans un résumé en anglais les auteurs de l'étude sur une autre page du site de l'université.

Seconde étude

Mais ce commentaire n'apparaît pas dans le résumé en chinois de l'étude, et on ignore s'il figurera dans la publication. Un des auteurs de l'étude, Lianxing Wen, de la Stony Brook University de New York, n'a pas pu être joint dans l'immédiat.

Une seconde étude de chercheurs chinois, dont certains experts du département de sismologie, conclut également à un effondrement produit par la réplique de septembre. Elle ne s'avance cependant pas sur le fait de savoir si le site de Punggye-ri peut encore être utilisé, ou si des fuites ont été recensées. (nxp/ats)

(NewsXpress)

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