Crise de confiance: La zone euro veut renforcer sa discipline

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Crise de confianceLa zone euro veut renforcer sa discipline

Les ministres des finances de la zone euro se sont dits préoccupés lundi par la chute rapide de l'euro.

Ils ont promis de redoubler d'efforts pour réduire leurs déficits afin d'enrayer la crise de confiance qui continue d'ébranler l'Union monétaire.

Le président de l'Eurogroupe, Jean-Claude Juncker, a tenté de rassurer en affirmant que l'euro restait «une monnaie crédible». «Je ne suis pas préoccupé par le taux de change actuel (de l'euro) mais par la vitesse à laquelle le taux de change s'est détérioré», a-t-il toutefois reconnu.

Toutefois, pour ne rien arranger, le mécanisme sans précédent de 750 milliards d'euros de prêts et de garantie de prêts pour les pays de la zone euro qui auraient des difficultés à emprunter sur les marchés financiers, peine à être finalisé. M. Juncker a dû convoquer une nouvelle réunion des ministres des finances de la zone euro pour vendredi afin de boucler «les détails techniques».

M. Juncker a reconnu à demi-mot qu'un des points difficiles portait sur le fait que certains pays demandent que leurs Parlements nationaux approuvent à chaque fois le déblocage des garanties, si un pays de la zone euro venait à faire appel au mécanisme.

öes grands argentiers ont en outre rivalisé de déclarations pour rétablir la confiance. Ils ont notamment promis des efforts accrus visant à renforcer la surveillance budgétaire et la discipline commune dans l'Union monétaire, mise à mal par l'explosion des déficits nationaux depuis des années.

Les ministres des Finances se sont dits ainsi prêts à discuter d'une initiative controversée qui les verrait soumettre à partir de 2011 leurs projets de budget respectifs à un examen européen, avant même qu'ils ne passent devant les Parlements nationaux. Cette proposition présentée la semaine dernière par la Commission européenne, est «vertueuse», a estimé Jean-Claude Juncker.

La mesure, qui vise à l'avenir à empêcher des dérives comme celles qu'a connues la Grèce, a pourtant suscité des critiques en Europe, en particulier de parlementaires nationaux inquiets que leur souveraineté nationale pour voter le budget soit remise en cause.

Certains pays, Allemagne en tête, sont déterminés à aller plus loin. Le ministre des Finances Wolfgang Schäuble a évoqué l'idée de faire inscrire dans la constitution des autres pays de la zone euro un plafond pour les déficits, comme l'a fait l'Allemagne l'an dernier.

(ats/afp)

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