USA: Ladies nights pas discriminatoires
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USALadies nights pas discriminatoires

Une cour fédérale américaine a débouté un avocat militant pour une égalité stricte entre les sexes, en jugeant que les promotions dont bénéficient les femmes à l'entrée de certaines discothèques new-yorkaises ne sont pas anticonstitutionnelles.

Roy Den Hollander, un «avocat anti-féministe» autoproclamé, a vu rejeter sa plainte selon laquelle les «Ladies Nights» sont discriminatoires à l'égard des hommes et violent le principe d'égalité, selon l'arrêt rendu mercredi par la cour d'appel de Manhattan.

«Les hommes paient pour que les filles fassent la fête. Je ne trouve pas cela juste», a déclaré l'avocat au tabloïd new-yorkais The Daily News.

Dans sa plainte, Roy Den Hollander attaquait plusieurs discothèques new-yorkaises réputées, dont Copacabana, China Club et Lotus, qui proposent des nuits spéciales au cours desquelles l'entrée est gratuite pour les femmes.

En vertu du 14e amendement de la Constitution américaine, le gouvernement a le devoir de protéger ses citoyens des discriminations. Devant les juges, Roy Den Hollander a argué que l'Etat de New York, qui attribue les licences d'alcool aux boîtes de nuit, était complice de pratiques promotionnelles «discriminatoires à l'égard des hommes».

Mais la cour a jugé à l'unanimité que l'Etat de New York n'avait aucun contrôle sur les stratégies commerciales des discothèques. Dans son jugement, elle se réfère «avec une grande réticence» à une jurisprudence fédérale de 1972, dite «Moose Lodge», par laquelle la Cour Suprême ne voit aucune responsabilité gouvernementale condamnable dans la pratique d'un club privé refusant de servir les Noirs américains.

«A moins que la Cour suprême ne réexamine Moose Lodge, nous devons suivre son interprétation», ont précisé les juges.

Roy Den Hollander a annoncé mercredi son intention de saisir la Cour suprême.

L'avocat s'était illustré dans les médias en 2008 en portant plainte - sans succès - contre l'université Columbia (New York) pour son cursus de «Women studies» (études féministes), qu'il a qualifiées de «bastion d'intolérance à l'encontre des hommes».

«Il est grand temps que tous les hommes honnêtes se battent pour leurs droits avant qu'ils n'en n'aient plus aucun», peut-on lire sur son site web. (afp)

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