RDC - L’aéroport de Goma rouvre après l’éruption du Nyiragongo
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RDCL’aéroport de Goma rouvre après l’éruption du Nyiragongo

Depuis le 22 mai, l’aéroport de Goma, en République démocratique du Congo, était fermé en raison du réveil du volcan Nyiragongo. Il a été rouvert samedi.

Le volcan le plus dangereux d’Afrique s’est réveillé le mois dernier. 

L’arrivée d’une délégation gouvernementale a marqué samedi la réouverture de l’aéroport international de Goma, dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC), fermé depuis l’éruption du volcan Nyiragongo le 22 mai, a constaté un correspondant de l’AFP.

«L’aéroport est rouvert», a déclaré le Premier ministre Jean-Michel Sama Lukonde à sa descente d’avion peu après 14 heures. «Je suis heureux de pouvoir finalement être ici à Goma pour apporter un message de soutien», a-t-il ajouté à la tête d’une délégation de plusieurs ministres. «Nous sommes aussi venus nous rendre compte de la situation dans laquelle se trouvent les déplacés», a-t-il souligné avant de se rendre à l’Observatoire volcanologique de Goma (OVG).

Au moins 32 morts

Le ministre des Transports Chérubin Okende Senga avait annoncé plus tôt la réouverture dans la journée de l’aéroport de Goma, à l’issue de la réunion dans la matinée d’un «comité de crise (…) pour suivre et évaluer l’évolution de la situation aérienne découlant de l’éruption du volcan Nyiragongo».

L’éruption du volcan, situé au nord de la ville, le 22 mai, a fait 32 morts et détruit plusieurs centaines de maisons. Au total près de 400’000 personnes ont été déplacées, surtout à partir du 27 mai, par crainte de nouvelles éruptions qui auraient pu provoquer l’explosion de «poches de gaz» sous le lac Kivu.

Le gouvernement avait alors annoncé l’évacuation «préventive» de 10 des 18 quartiers de Goma, ville d’au moins 600’000 habitants.

Une vue de l’aéroport de Goma.

Une vue de l’aéroport de Goma.

Reuters/Archives

Retour progressif envisagé

Vendredi en Conseil des ministres, le chef du gouvernement avait constaté «la baisse de l’activité sismique du volcan Nyiragongo observée durant ces quatre derniers jours par nos scientifiques». «Si cette tendance se maintient, le gouvernement central, en accord avec le gouvernement provincial, va envisager le retour progressif et ordonné de la population», selon le compte rendu du Conseil des ministres.

Le chef du gouvernement souhaite également aborder pendant sa visite les questions sécuritaires dans la province du Nord-Kivu, où l’état de siège décrété début mai vient d’être renouvelé par le Parlement pour un mois, afin de lutter contre les groupes armés qui sévissent dans la région. Le même état de siège a été décrété et prolongé dans la province voisine de l’Ituri.

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Un lac de lave est réapparu dans le cratère du volcan Nyiragongo, sans constituer un danger imminent, quatre mois après l’éruption qui avait causé la mort de 32 personnes dans l’est de la République démocratique du Congo. (Dimanche 26 septembre 2021)

Un lac de lave est réapparu dans le cratère du volcan Nyiragongo, sans constituer un danger imminent, quatre mois après l’éruption qui avait causé la mort de 32 personnes dans l’est de la République démocratique du Congo. (Dimanche 26 septembre 2021)

AFP
Les autorités de la province du Nord-Kivu, dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC), ont annoncé étudier un «probable retour» des habitants à Goma, évacués le 27 mai dernier par crainte d’une nouvelle éruption du volcan Nyiragongo. (Jeudi 3 juin 2021)

Les autorités de la province du Nord-Kivu, dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC), ont annoncé étudier un «probable retour» des habitants à Goma, évacués le 27 mai dernier par crainte d’une nouvelle éruption du volcan Nyiragongo. (Jeudi 3 juin 2021)

AFP
Le volcan reste actif et les autorités craignent une «éruption limnique». Si de la lave s'écoule sous le lac Kivu, il y aura assurément des milliers de victimes. L'Observatoire de volcanologie de la ville de Goma n'écarte pas ce scénario cauchemardesque. (2 juin 2021)

Le volcan reste actif et les autorités craignent une «éruption limnique». Si de la lave s'écoule sous le lac Kivu, il y aura assurément des milliers de victimes. L'Observatoire de volcanologie de la ville de Goma n'écarte pas ce scénario cauchemardesque. (2 juin 2021)

AFP
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