Ciment  - LafargeHolcim s’est choisi un nom 100% suisse 
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Ciment LafargeHolcim s’est choisi un nom 100% suisse

Le géant du ciment, issu de la fusion entre le français Lafarge et le saint-gallois Holcim en 2015, s’appellera désormais du nom de ce dernier.

Le nom de l’entreprise sera simplifié en Holcim. 

Le nom de l’entreprise sera simplifié en Holcim.

REUTERS

Le géant du ciment LafargeHolcim aura de plus en plus l'accent suisse. Les actionnaires du groupe ont entériné mardi la simplification du nom de la société en Holcim, le nom de la société saint-galloise qui avait fusionné en 2015 avec le français Lafarge. Le changement a été accepté à 99,66% lors de l'assemblée générale du groupe. Le conseil d'administration avait proposé de «rafraîchir et simplifier le nom de l'entreprise pour plus d'efficacité et d'impact.»

«Ce changement de nom ne concerne que la raison sociale de la société», a précisé le conseil d'administration, expliquant que les différentes marques du groupe «continueront d'exister». Les actionnaires ont également validé à 99,62% des voix le transfert du siège social de l'entreprise à Zoug. Le siège historique de la branche suisse du groupe se trouvait jusqu'à présent à Rapperswil-Jona (SG), mais le groupe avait déjà pris ses quartiers à Zoug. Le vote a donc officialisé le transfert.

Scandale syrien

Le nom de Lafarge reste associé à un scandale en Syrie révélé en 2016 par «Le Monde». Avant sa fusion avec la société Holcim, le groupe français est soupçonné d'avoir versé de l’argent à des terroristes, dont le groupe État islamique, pour poursuivre ses activités dans une usine en Syrie entre 2013 et 2014. Selon une expertise interne qu'avait révélée l'AFP, la somme s’est montée à 13 millions d'euros (environ 14,3 millions de francs).

En 2018, Lafarge SA a été mis en examen par la justice française notamment pour «financement d’une entreprise terroriste» et «violation d’un embargo». «Rétrospectivement, les mesures prises pour poursuivre les activités de l’usine étaient inacceptables», avait alors réagi le cimentier, pointant des «erreurs de jugement significatives en contradiction avec le code de conduite alors en vigueur.»

(reg/afp)

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