Racisme durant un match – Rebondissement dans «l’affaire Fayulu»

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Racisme durant un matchRebondissement dans «l’affaire Fayulu»

Tandis que la Swiss Football League a annoncé l’arrêt de sa procédure, après les incidents du Saint-Gall – Sion du 21 août dernier, le ministère public saint-gallois a informé «Blick» de l’identification d’un suspect.

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Sport-Center
Timothy Fayulu.

Timothy Fayulu.

Martin Meienberger/freshfocus

Les yeux rougis, l’esprit en vrac, le cœur blessé. C’est l’état dans lequel Timothy Fayulu avait quitté le terrain du kybunpark, le 21 août dernier, au terme de la rencontre entre Saint-Gall et Sion. Quelques secondes plus tôt, il jurait avoir entendu des «Monkey! Monkey!» descendre des tribunes en sa direction, entre les bières et les briquets déjà tombés. L’affaire a fait grand bruit, le public saint-gallois n’en étant pas à son coup d’essai, conduisant à une plainte et à une procédure. Mardi matin, on apprenait que la Swiss Football League mettait fin à la seconde.

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«Bien que la Commission n’ait aucune raison de mettre en doute les propos du gardien du FC Sion, l’accusation de racisme repose sur les déclarations d’une seule personne et ne peut être prouvée de manière irréfutable. Pour cette raison, la Commission de discipline considère qu’une condamnation du FC Saint-Gall serait injustifiée et met ainsi un terme à la procédure», détaille la SFL.

La plainte pénale était jusqu’ici restée sans nouvelles… jusqu’à mardi soir. Le Blick annonce en effet que le ministère public saint-gallois a identité un suspect. «La procédure étant ouverte, nous nous refusons à tout commentaire. L’accent est mis sur une infraction à la norme pénale contre le racisme», détaille ce dernier. Le média affirme qu’une peine allant jusqu’à trois ans d’emprisonnement pourrait être décidée en cas de condamnation.

Comment la justice saint-galloise et la SFL ont-ils pu pareillement se croiser dans leur annonce? «La ligue n’est pas partie prenante dans ce dossier et n’a donc pas accès aux détails ou aux documents de la procédure. Nous avons ainsi pris une décision en fonction des informations en notre possession. Nous n’avions pas de preuve «irréfutable» d'insultes racistes», explique toujours à Blick Daniele Moro, président de la Commission disciplinaire. Le cas de figure où la Swiss Football League revient sur sa décision existe.

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