Actualisé 02.10.2008 à 09:57

Défilés parisiens

Lagerfeld graphique, Lacroix plus arlésien que jamais

Les défilés de prêt-à-porter été 2009 continuent à Paris.

Karl Lagerfeld s'est illustré mercredi en proposant une tenue hybride mi-legging mi-jupe, tandis que Christian Lacroix s'est montré plus que jamais fidèle à ses racines provençales.

Il s'agit d'une collection assez arlésienne», a-t-il résumé. L'empreinte de sa ville natale se retrouve dans un pantalon moulant sous boléro-cape noir rappelant une tenue de torero, des robes courtes et légères mêlant pois, rayures et fleurs ou des vestes cintrées brodées or.

Fleur fétiche du couturier, l'oeillet y a la part belle. «Je n'avais pratiquement jamais fait d'imprimé oeillet», raconte-t-il. Il se rattrape avec ces fleurs multicolores sur une robe en mousseline ou d'autres appliqués sur une robe bustier en crêpe.

Taille resserrée

Karl Lagerfeld met l'accent sur la taille et resserre les silhouettes avec de larges ceintures. «C'est un jeu graphique avec des ceintures qui tournent comme un escalier en colimaçon autour du corps», a-t-il expliqué à la presse.

Un «pantalon de patineuse» comprend une jambe moulante qui s'évase en une jupe sous laquelle disparaît l'autre jambe. «C'est drôle, non ?», a-t-il commenté.

Le même mouvement se retrouve dans des «tatouages» en dentelle de cuir verni s'enroulant autour des bras. Le cuir ciselé se décline en guêtres, bracelets de cheville ou mitaines qui grimpent jusqu'au coude. Des capes transparentes noires nimbent parfois la silhouettes comme une ombre légère.

Couleurs éclatantes

Pour Ungaro, c'est en technicolor que le Colombien Esteban Cortazar, 24 ans, évoque des souvenirs personnels. Il parle de la ville de Cartagène et de son père Valentino Cortazar.

Panama sur la tête, en robes courtes et légères, drapées au plus près du corps ou au contraire amples comme des blouses, les mannequins foulent le sol où ont été reproduits des extraits de carnets de voyage du père du créateur. Les mêmes mots espagnols s'inscrivent sur la soie des robes aux couleurs éclatantes comme des plumes d'oiseaux tropicaux.

Austérité et cristaux

Pour Givenchy, Riccardo Tisci a livré une collection austère et sophistiquée. Le public, dont l'actrice Emmanuelle Béart, ont admiré par exemple des vestes aux épaules et manches soulignées de cristaux, des chemisiers noirs à manches gigot mais aussi des pantalons moulants.

(ats)

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