Actualisé 23.06.2020 à 12:03

Scandale à l’abattoir

Une partie de l’Allemagne se reconfine

L’Allemagne a annoncé mardi pour la première fois un reconfinement local après l'apparition d'un foyer de contamination dans un grand abattoir où plus de 1500 cas ont été détectés.

L'Allemagne a annoncé mardi pour la première fois un reconfinement local. La mesure est liée au nouveau coronavirus après l'apparition d'un foyer de contamination dans un grand abattoir où plus de 1500 cas d'infections ont été détectés.

«Nous allons réintroduire un confinement dans l'ensemble du canton de Gütersloh», qui compte environ 360'000 habitants dans l'ouest du pays, a dit à la presse le dirigeant de la région, la Rhénanie du Nord-Westphalie, Armin Laschet.

Ce reconfinement, prévu dans un premier temps jusqu'au 30 juin, va se traduire par la limitation stricte des contacts entre personnes, la fermeture des bars, cinémas, musées, l'interdiction des activités de loisirs dans des espaces fermés.

Plutôt épargnée jusqu’ici

Les restaurants pourront rester ouverts mais n'accueilleront que des clients d'un même foyer, a précisé M. Laschet, potentiel successeur d'Angela Merkel et candidat à la direction de leur parti, l'Union chrétienne-démocrate (CDU) en décembre prochain. Ces mesures, qui interviennent à dix jours du début des vacances scolaires dans cette région très peuplée et très industrialisée, visent «à calmer la situation» et «accroître les tests» de dépistage.

L'Allemagne, jusqu'ici relativement épargnée par le virus à la différence de ses partenaires européens comme la France, l'Italie ou l'Espagne, est sous le choc depuis la découverte d'un foyer de contamination important dans ce qui est présenté comme le plus grand abattoir d'Europe, Tönnies. Il emploie près de Gütersloh 6700 personnes, pour beaucoup venues de Bulgarie et de Roumanie.

Lundi soir, les autorités locales ont annoncé que 1553 personnes étaient contaminées par le Covid-19 dans le canton. Quelque 7000 personnes ont été placées en quarantaine, 21 hospitalisées et 6 sont en soin intensifs.

(AFP)

Ton opinion

Trouvé des erreurs?Dites-nous où!