Actualisé 21.05.2012 à 16:22

Festival de Cannes 2012Lambert Wilson, la classe personnifiée

L'acteur retrouve Alain Resnais pour le merveilleux film «Vous n'avez encore rien vu».

de
Caroline Vié
A 53 ans, le Français se dit toujours émerveillé par son métier.

A 53 ans, le Français se dit toujours émerveillé par son métier.

Etes-vous heureux de ces retrouvailles ?

Ravi. Alain est un homme délicieux et un grand cinéaste. Il est rare de participer à des films de si grande qualité devant la caméra d'un cinéaste de ce calibre et avec des partenaires aussi épatant : Michel Piccoli, Sabine Azéma, Pierre Arditi, Anne Consigny ou Mathieu Amalric. Ce tournage était vraiment fantastique.

Comment cela se passait-il avec les autres comédiens?

On était tous convoqué à la même heure quel que soit le moment où nous devions tourner. Nous mangions ensemble et papotions de tout et de rien. Aucun d'entre nous ne se sentait obligé de causer boulot tout le temps. C'était une atmosphère très amicale.

Quel type de réalisateur est Alain Resnais ?

C'est quelqu'un qui met très longtemps à sélectionner ses comédiens mais, une fois qu'il vous a choisi, il vous fait totalement confiance ce qui est très gratifiant. Souvent, il organise des répétitions avant le tournage mais il n'a pas souhaité le faire pour ce film…

Comment l'avez-vous rencontré ?

Je lui ai écrit pour lui dire que j'avais envie de travailler avec lui et il m'a contacté pour me proposer de lire le commentaire d'un documentaire qu'il réalisait sur George Gershwin. J'étais ému et intimidé à l'idée de me retrouver chez lui.

Après votre longue carrière, vous êtes encore impressionné par les célébrités ?

Comment ne pas être impressionné quand on se trouve face à un homme aussi remarquable qu' Alain Resnais. Il est normal de se sentir intimidé devant des cinéastes que l'on admire. J'espère ne jamais perdre cette fraîcheur qui voudrait dire que je suis devenu blasé.

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