Haras d'Avenches (VD): Lancement d'une pétition pour sa sauvegarde
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Haras d'Avenches (VD)Lancement d'une pétition pour sa sauvegarde

La proposition du Conseil fédéral de fermer le Haras national d'Avenches (VD) pour économiser 7 millions de francs par an continue de soulever des oppositions.

Une pétition nationale est lancée pour sauver le Haras national d'Avenches (VD).

Une pétition nationale est lancée pour sauver le Haras national d'Avenches (VD).

Des Lucernois amoureux du cheval ont lancé une pétition nationale pour s'opposer à cette fermeture.

La pétition demande au Conseil fédéral de renoncer à fermer le Haras en 2011, a indiqué lundi l'association «Pro Haras». Le Parlement doit encore se prononcer sur cette proposition annoncée le 25 février dans le cadre de coupes budgétaires.

Le jour même, l'opposition s'est organisée. Un groupe de soutien au Haras national s'est ouvert sur Facebook. Il compte actuellement 4700 membres, souligne «Pro Haras», créateur de ce groupe et à l'origine de la pétition nationale.

La pétition devrait être remise en mai au Conseil fédéral. Plusieurs milliers de signatures ont déjà été récoltées. Tout n'est pas perdu, estime David Fux, de Ruswil (LU), un des quatre Lucernois à l'origine de la pétition.

Opposition romande

Les cantons de Suisse occidentale ont déjà fait part de leur opposition au projet du Conseil fédéral. Selon eux, le Haras est une institution historique unique en Suisse et sa fermeture aurait des conséquences catastrophiques pour l'emploi.

Dans une tribune intitulée «Sauvegarder le Haras national» publiée dans le «Quotidien jurassien», le ministre jurassien Michel Probst estime que le projet du Conseil fédéral va soulever un mouvement général d'opposition dans le pays.

Le gouvernement jurassien a même publié un communiqué de protestation. Si le Haras national devait fermer, cela entraînerait d'importantes difficultés pour les éleveurs de la race franches- montagnes, souligne l'exécutif.

Au Haras d'Avenches, on se réjouit de cette solidarité. «C'est bon de sentir que des politiciens et des associations s'engagent en notre faveur», a déclaré à l'ATS Anne Rizzoli, porte-parole. (ats)

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