«ils peuvent toujours aller se faire foutre»: Lara Gut-Behrami n’a toujours pas digéré la polémique de Crans-Montana

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«ils peuvent toujours aller se faire foutre»Lara Gut-Behrami n’a toujours pas digéré la polémique de Crans-Montana

En attendant le départ du super-G des Mondiaux, finalement reporté, la skieuse tessinoise a été filmée par la télévision en train de proférer des propos injurieux.

Le super-G dames des Mondiaux de ski alpin de Cortina d’Ampezzo (Italie), programmé mardi, a finalement été annulé en raison du brouillard, a annoncé la Fédération internationale de ski (FIS). Si le spectacle n’a pas eu lieu sur la piste, la favorite de la course Lara Gut-Behrami a quand même réussi à se faire remarquer.

La Tessinoise de 29 ans a ainsi été filmée par les caméras de SRF en train de pester. Dans la vidéo ci-dessus on l’entend ainsi dire, sans doute au téléphone: «Je suis censée m’excuser? Et aller voir le président pour lui dire que la piste est bonne?» Avant de poursuivre en suisse-allemand: «Leck mich am Arsch, dass ich noch zum Präsidenten gehen soll», que l’on peut traduire par «ils peuvent toujours aller se faire foutre pour que j’aille voir le président».

En visionnant les images, il est difficile de juger si Lara Gut-Behrami savait qu’elle était filmée. Et si elle ne nomme pas le «président» auquel elle fait référence, difficile de ne pas penser à Marius Robyr, président des épreuves de Coupe du monde de Crans-Montana (VS).

«Je ne vois pas de qui d’autre elle aurait pu parler…»

Marius Robyr, président des épreuves de Coupe du monde de Crans-Montana (VS)

Il y a trois semaines, la skieuse de Comano (TI) s’était en effet pris le bec avec les organisateurs à propos de l’état de la piste qu’elle avait jugé «désastreux». Cette remarque avait provoqué la colère des organisateurs et une discussion tendue avec l’entraîneur en chef de l’équipe suisse, Beat Tschuor. Lara Gut-Behrami avait maintenu ses déclarations le lendemain en expliquant: «Franchement, il faut aussi être honnête quand les choses ne vont pas. Mon but n’était pas de dire que les équipes de Crans-Montana travaillaient mal ou qu’elles n’étaient pas capables. J’ai simplement dit la vérité. Je suis peut-être la seule à l’avoir dite, mais je n’étais pas la seule à le penser.»

«Je ne vois pas de qui d’autre elle aurait pu parler…, a rétorqué mardi Marius Robyr cité par «Le Nouvelliste». Il est vrai que j’avais demandé à la voir pour avoir des explications. Je voulais savoir pourquoi elle avait qualifié les conditions de «désastreuse». Elle avait refusé. Je n’avais pas insisté. On en était resté là. Franchement, je m’en fiche comme de l’an 40….»

(law/cga)

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