Valais - L’armée avait vu venir les dérives de la Patrouille des Glaciers
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ValaisL’armée avait vu venir les dérives de la Patrouille des Glaciers

Salaires gonflés, conflits d’intérêts: l’armée, partenaire de l’événement, avait recensé ces risques mais le rapport n’a débouché sur aucun changement.

Villars, le 10 avril 2018, Laurent Grabet, journaliste, en action pour un entrainement encorde avec ses equipiers de la Patrouille des Glaciers Le Matin / Maxime Schmid

Villars, le 10 avril 2018, Laurent Grabet, journaliste, en action pour un entrainement encorde avec ses equipiers de la Patrouille des Glaciers Le Matin / Maxime Schmid

LMS

Même si aucune infraction pénale n’a été relevée, les salaires plus que confortables touchés par le comité directeur de l’Association de soutien, de gestion et de promotion de la Patrouille des Glaciers (ASPdG) ainsi que par le représentant du Canton et les membres de sa famille font grincer des dents depuis quelques mois. Or, selon Blick, l’armée en temps que co-organisatrice avait déjà été mise en garde contre les conflits d’intérêt et les dérives financière dans un audit en 2017. «Le fait est qu’une association privée gagne de l’argent avec une mission de l’armée», notait par exemple le rapport. Les auteurs de l’audit proposaient alors de nommer un représentant indépendant chargé de surveiller les finances de l’ASPdG, bénéficiaire et pourtant arrosée de subventions publiques.

Mais le Département de la défense (DDPS) a ignoré ces recommandations, poursuit «Blick». L’accord a été légèrement révisé, mais cela n’a fait que tendre les relations entre le commandant de la Patrouille Daniel Joillet, représentant de l’armée, et le comité de l’ASPdG, qui a par exemple omis de lui remettre la liste des sponsors de la course et les montants versés par ceux-ci. Ceci est pourtant une obligation légale au-delà d’une certaine somme. Le commandant est alors allé contacter les sponsors directement, ce qui a été très mal pris par le comité directeur. A l’avenir, sur ordre de la cheffe du DDPS Viola Amherd, l’ASPdG sera remplacée par une fondation, mais la transition sera assurée par l’ex-président de l’ASPdG, lui-même grassement payé, rappelle Blick. Et Daniel Joillet a demandé à se retirer de la gestion de cet événement.

(rmf)

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