Hockey – Equipe de Suisse: Larry Huras décommandé par un simple SMS

Actualisé

Hockey – Equipe de SuisseLarry Huras décommandé par un simple SMS

L'entraîneur canadien briguait le poste de sélectionneur de l'équipe de Suisse. Un vulgaire message l'a finalement prié de ne pas se présenter à l'entretien.

par
duf
L'entraîneur ontarien a été éconduit de manière peu élégante.

L'entraîneur ontarien a été éconduit de manière peu élégante.

La Fédération suisse de hockey sur glace a choisi la semaine dernière de confier les clés de la Nati à Patrick Fischer (40 ans), ex-coach et joueur de Lugano, qui sera assisté par deux autres anciens internationaux, Felix Hollenstein et Reto von Arx. Parmi les autres candidats au poste de sélectionneur helvétique se trouvait un certain Larry Huras (60 ans), entraîneur qui avait mené Zurich, Lugano et Berne au titre national et gagné deux fois la Coupe continentale avec Ambri.

Dans une interview accordée lundi à RTSsport.ch, le Canadien a déploré la façon dont il a été éconduit. Lorsque la décision a été prise de lui préférer Fischer, Huras a reçu un simple SMS sur son portable pour lui enjoindre de ne plus se présenter à l'entretien d'embauche prévu. «Je suis déçu de la façon dont la fédération a fait son choix. Je n'ai pas pu présenter mes idées et mon projet, peste l'Ontarien. On m'a quand même appelé 3-4 jours après pour m'expliquer pourquoi je n'ai pas été retenu. L'ironie de tout cela, c'est que quand Glen Hanlon a été choisi en 2014, on m'a dit que j'étais trop Suisse, qu'il fallait du sang neuf. Et maintenant, on me dit: «Tu es trop Canadien»! C'est incompréhensible, dans un sens. Mais bon, les dirigeants ont décidé de changer de cap.»

Récemment licencié par le club suédois de Modo, où il entraînait, Larry Huras n'abandonne toutefois pas l'idée de diriger un jour l'équipe de Suisse, un travail pour lequel il se dit taillé. «C'est un de mes objectifs. J'adore ce pays, que je connais bien depuis 1994. J'ai une bonne connaissance des joueurs et j'ai assisté de loin ou de près à tous les déboires et toutes les joies de l'équipe de Suisse. J'ai formé mes propres idées à son sujet. Je me sens Suisse et je ferai toujours partie de la famille du hockey helvétique. Je veux le meilleur pour ce dernier.» L'ancien défenseur a par ailleurs promis d'apporter son soutien aux membres du nouveau staff de la sélection à la croix blanche, qui «méritent qu'on leur donne leur chance».

Ton opinion