Italie: L’artiste de rue JR «ouvre» un musée à Florence
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ItalieL’artiste de rue JR «ouvre» un musée à Florence

Le Français a dévoilé vendredi sa dernière œuvre: un trompe-l’œil monumental représentant un trou béant dans la façade du Palazzo Strozzi.

La dernière œuvre de l’artiste français JR, «La Ferita», dévoilée vendredi, orne la façade du Palazzo Strozzi, à Florence.

La dernière œuvre de l’artiste français JR, «La Ferita», dévoilée vendredi, orne la façade du Palazzo Strozzi, à Florence.

AFP

Alors que les musées italiens sont à nouveau fermés pour cause de pandémie, l’artiste de rue français JR a offert vendredi au public en mal d’œuvres d’art une ouverture de musée à Florence, façon «Street Art».

«La Ferita» (la blessure), dernière œuvre de l’artiste, est un trompe-l’œil mural monumental en noir et blanc représentant un trou béant creusé dans la façade du Palazzo Strozzi, palais des XVe et XVIe siècles, connu pour ses expositions d’art contemporain.

Au-delà de cette brèche fictive, le spectateur peut apercevoir certaines des œuvres les plus connues de la cité toscane que sont «La Naissance de Vénus» de Botticelli et les corps de marbre tordus du «Viol des Sabines» de Giambologna.

«C’est un message qui arrive à un moment où nous avons besoin d’une ouverture des musées», a déclaré JR lors du dévoilement de l’œuvre, ajoutant que l’art de rue pouvait apporter un certain soulagement avant «la vraie réouverture des musées».

Connu pour ses réalisations sur l’espace public, JR a notamment exposé des portraits géants de Palestiniens et d’Israéliens sur le mur de Gaza et s’est aussi rendu célèbre pour ses collages photographiques géants déployés dans les favelas de Rio, à Shanghai, à New York ou au Népal.

«Contrainte positive»

Les restrictions strictes imposées dans une grande partie du monde depuis un an n’ont pas sapé la créativité de celui qui débuta comme graffeur à Paris, même s’il reconnaît que «personne ne peut être inspiré par la quarantaine, c’est certain».

«Une contrainte est positive pour un artiste dans la mesure où elle pousse à réfléchir, à inventer et à repenser, et si ce n’est pas le rôle de l’artiste, alors qu’est-ce que c’est?» a-t-il déclaré, ajoutant qu’il considère la pandémie comme «un défi supplémentaire».

Avec sa dernière œuvre, commandée par la Fondation Palazzo Strozzi, et qui sera exposée jusqu’au 22 août, il espère «impliquer les gens dans le processus de création».

«Dans un moment où l’accès à la culture est impossible, il était de notre devoir d’aller dans les rues, sur les places, pour amener la culture en dehors du musée parce que le musée est fermé», a déclaré le directeur général de la fondation, Arturo Galansino.

(AFP)

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