21.11.2020 à 16:07

ValaisPatrouille des Glaciers: l’armée suspend sa collaboration

L’armée a suspendu ses relations de travail avec l’association privée qui est chargée notamment de trouver des financements pour la célèbre course de ski-alpinisme. Des «problèmes internes» ont été évoqués.

Le Département fédéral de la défense a annoncé que l’armée restait ouverte à organiser la prochaine édition de la Patrouille des Glaciers.

Le Département fédéral de la défense a annoncé que l’armée restait ouverte à organiser la prochaine édition de la Patrouille des Glaciers.

KEYSTONE

L’Association de soutien, de gestion et de promotion de la Patrouille des Glaciers (ASPDG) voit sa collaboration avec l’armée suspendue via une lettre envoyée par cette dernière le 6 novembre. Des échanges ont lieu pour régler la situation.

Renato Kalbermatten, chef de la communication du Département fédéral de la défense, de la protection de la population et des sports (DDPS), a confirmé à Keystone-ATS la suspension temporaire de la collaboration. Il a aussi confirmé qu’il y a eu des échanges entre les deux parties, mais sans donner plus d’informations.

Interrogé sur les raisons de la suspension temporaire, Renato Kalbermatten a répondu que «l’association a des problèmes internes et on aimerait qu’elle les règle». «Ensuite, on continuera à collaborer», a-t-il poursuivi, précisant que l’armée n’avait pas fixé de délai.

Le chef de la communication a encore dit que l’armée restait ouverte et prête à organiser la prochaine édition de la célèbre course de ski-alpinisme.

Gestion financière

Selon des informations parues samedi dans «Le Nouvelliste», «24 heures» et la «Tribune de Genève», des questionnements surgissent au sein de l’ASPDG sur la gestion financière de son comité directeur, composé de cinq personnes. Par ailleurs, des tensions existeraient au sein de l’association, qui aurait changé trois fois de président depuis juillet, et les vérificateurs de compte auraient reçu seulement cette fin de semaine des documents demandés en août.

L’ASPDG, subventionnée par plusieurs collectivités publiques dont l’État du Valais et la Confédération, gère les sponsors de la course tandis que l’armée l’organise. Actuellement, l’ASPDG générerait passablement d’argent. Selon la convention qui lie les deux parties, la Confédération a un droit de regard sur les finances, puisque l’association génère de l’argent grâce à une activité organisée par l’armée, et donc les contribuables.

(ATS/NXP)

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