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"Last mile": satisfaction des concurrents de Swisscom

La levée du monopole de Swisscom sur le «last mile» réjouit les concurrents du géant bleu et les associations de défense de consommateurs. Pour leur part, les syndicats estiment que le compromis retenu par les Chambres est acceptable.

La révision de la loi sur les télécommunications offre de nouvelles possibilités aux opérateurs privés, a déclaré Stephan Howeg, porte-parole de Cablecom. Le fait que les fournisseurs, qui veulent avoir leur part du last mile, soient contraints d'investir provoquera une concurrence durable. Les consommateurs en profiteront.

Sécurité du droit

Cablecom n'a par encore décidé où elle va procéder à des investissements. Il faut d'abord procéder à des analyses, a ajouté M. Howeg. L'entreprise possède actuellement 51 % du last mile du réseau câblé suisse, principalement dans les régions urbaines.

Le fait que les Chambres n'aient pas voulu régler d'autres formes d'accès que celui au fil de cuivre est un avantage, a déclaré M. Howeg. «Le Parlement définit le cadre. La concurrence fera le reste.»

Sunrise est soulagé par le bouclement de la révision de la loi, qui permettra de créer une sécurité du droit. Selon son directeur de la communication, Andreas Moser, la planification des investissements peut désormais commencer. Le délai d'accès de quatre ans au dernier kilomètre est cependant trop court, estime-t- il.

Facture simplifiée

La Fédération romande des consommateurs (FRC) se montre satisfaite de la poursuite de la libéralisation dans le domaine des télécommunications, a déclaré Nadia Thiongan, économiste. Les prix ne vont que peu baisser dans la téléphonie fixe, estime-t-elle. Mais le consommateur pourra désormais bénéficier d'une facture simplifiée, qui, la FRC l'espère, sera transparente.

En ce qui concerne l'ADSL, la concurrence entraînera une baisse des prix, favorable au consommateur. La FRC craint cependant que les entreprises privées n'investissent que dans des régions urbaines rentables et qu'elles laissent de côté les régions périphériques.

Compromis de raison

Le Syndicat de la communication reste persuadé que cette ouverture n'était pas nécessaire, puisqu'une vive concurrence existe déjà, notamment via les réseaux câblés accessibles par 80 % des ménages. Il estime cependant que le confinement au fil de cuivre et la limitation à quatre ans de l'acès au haut-débit permettront de fermer la porte aux profiteurs.

Seules les entreprises disposées à s'installer de manière durable sur le marché et à consentir d'importants investissements pourront profiter de cette ouverture, écrit le syndicat dans un communiqué. Grâce à un cadre clair, la loi révisée permettra une sécurité juridique pour les acteurs de la branche. (ats)

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