Covid-19 – L’augmentation des enfants hospitalisés n’inquiète pas
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Covid-19L’augmentation des enfants hospitalisés n’inquiète pas

Aux HUG comme au CHUV, le nombre de jeunes patients augmente, mais pas dans des proportions inquiétantes.

par
Maria Pineiro
 Service de pédiatrie du CHUV.

Service de pédiatrie du CHUV.

Patrick Martin/VQH

Il y a quelques jours, le ministre français de la Santé Olivier Véran a alerté les députés du nombre record d’enfants hospitalisés pour cause de Covid-19, dans les établissements de santé français. Une réalité que ne semblent pas encore connaître, pour l’heure, les deux principaux hôpitaux de l’Arc lémanique.

Pas de Covid sévère

A Genève, jeudi, les Hôpitaux universitaires (HUG) accueillaient neuf petits patients âgés de moins de 16 ans pour cause de Covid-19. Deux autres enfants sont hospitalisés pour un syndrome inflammatoire multisystémique post Covid. Fort heureusement, aucun de ces malades pédiatriques n’a dû être admis aux soins intensifs. Ils ne souffrent pas de Covid sévère. L’hôpital des enfants soigne également sept petits atteints de bronchiolite. L’institution note que, comme dans la population en général, les infections augmentent chez les enfants, et par conséquent, les hospitalisations également. Les HUG soulignent que la situation n’est pas inquiétante, mais surveillée de très près.

Vendredi, le nombre d’enfants positifs au Covid admis au Centre hospitalier universitaire vaudois (CHUV) était sensiblement du même ordre de grandeur qu’à Genève. «Nous avons des enfants hospitalisés pour cause de covid-19, confirme le Pr. Mario Gehri, responsable de la pédiatrie au CHUV. Il s’agit essentiellement de patients avec des symptômes relativement légers.» Le CHUV soigne majoritairement des nourrissons hospitalisés pour de la fièvre et de la toux persistantes. Les cas de Covid viennent s’ajouter à une importante épidémie de bronchiolite. «Cette vague n’est pas finie.»

Personnel épuisé

Selon le professeur Gehri, le Covid pose surtout problème au niveau des ressources humaines: «De nombreux collaborateurs sont absents, car malades, en quarantaine ou devant s’occuper d’enfants mis à l’isolement. Par ailleurs, le personnel est épuisé.» Ainsi, gérer la prise en charge, les lits ou l’attente s’apparente à un véritable casse-tête à l’en croire. Mario Gehri remarque par ailleurs qu’il faudra du temps à tous pour se remettre de la pandémie une fois passée: «Les enfants ont subi les vagues les unes après les autres, les adultes, notamment les soignants, sont terriblement épuisés.»

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