Actualisé 08.10.2012 à 18:58

«Le Grand 8»Laurence Ferrari dans un talk-show cosy

La nouvelle chaîne de la TNT D8, l'ex-Direct 8 rachetée par Canal , a lancé lundi son talk-show quotidien «Le Grand 8», largement inspiré du «Frou-Frou» présenté dans les années 90 par Christine Bravo.

Si l'équipe misait sur une émission qui s'adressait aux deux sexes, les thèmes et le ton très girlie, calqués sur le show américain «The View» de la chaîne ABC, co-animé par Whoopi Goldberg, visent clairement un public féminin. Résultat, l'émission phare de D8, qui s'est invitée dans la lucarne dimanche, devra dépasser l'effet de curiosité que n'a pas manqué de susciter la campagne médiatique orchestrée par Canal .

Sur un plateau coloré et flashy, la journaliste était entourée de ses quatre chroniqueuses installées sur canapé. Sur un ton décontracté, à l'affût du moindre trait d'humour, l'ancienne ministre Roselyne Bachelot, l'entrepreneuse Hapsatou Sy, l'animatrice Elisabeth Bost et la journaliste Audrey Pulvar, rebaptisées «la bande du Grand 8», ont accueilli Philippe Poutou, porte-parole du NPA, et le couturier Karl Lagerfeld, «parrain de l'émission».

Au fil des discussions avec ces deux premiers invités, le ton tout-humoristique a pu paraître en décalage avec la teneur des propos. Privilégiant parfois la décontraction à la vraie discussion, les chroniqueuses n'ont pas réagi lorsque Karl Lagerfeld a, par exemple, déclaré que la chanteuse Adèle est «ravissante», mais qu'il est «dommage qu'elle soit grosse».

Proximité

Les sujets abordés par Laurence Ferrari et ses froufrouteuses version 2012 semblent vouloir cibler un public de mères de famille. Les «filles», comme elles se surnomment, se sont demandées «Doit-on laisser nos enfants dans les crèches illégales?» et n'ont pas omis de se mettre en scène dans une séquence culinaire.

Laurence Ferrari a ensuite questionné les limites du tatouage pour les adolescents. Mots d'ordre de ce premier talk-show: liberté, franche rigolade et proximité. Exit les experts. Chacune y va de son avis personnel, à coups de «moi je pense que...».

Durant une heure trente, les cinq dames du PAF jouent la carte de la proximité avec la téléspectatrice, s'affirmant dès que possible elles-mêmes mères de famille. «Moi j'ai fait l'expérience avec mon petit, on m'a dit 18 mois d'attente», s'exclame ainsi Laurence Ferrari, rebondissant sur le manque de places dans les crèches.

(ap)

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