Actualisé 17.05.2016 à 08:53

Ambassadrice de l'énergieLauriane Sallin: quelle est son empreinte écologique?

Miss Suisse 2016 analyse son utilisation des ressources naturelles. Son résultat est nettement meilleur que celui du Suisse moyen.

von
Stephanie Sigrist
Dans la première partie du questionnaire, consacrée à lalimentation, létudiante en histoire de lart et en français fait un peu mieux que le Suisse moyen.

Dans la première partie du questionnaire, consacrée à lalimentation, létudiante en histoire de lart et en français fait un peu mieux que le Suisse moyen.

photo: Kein Anbieter/DR

Sans avoir besoin de réfléchir longtemps, mais avec beaucoup de concentration, l'actuelle Miss Suisse, Lauriane Sallin, clique sur toutes les questions du calculateur d'empreinte du WWF Suisse .

La Fribourgeoise fait partie des ambassadrices et ambassadeurs de l'Energy Challenge 2016 et calcule son empreinte écologique pour «20 minutes». Il s'agit d'évaluer à l'aide d'un questionnaire son utilisation personnelle des ressources naturelles dans les sous-rubriques Alimentation, Mobilité, Logement et énergie et Consommation et de la mettre en regard avec ce que la Terre est capable de produire et d'absorber. Le résultat montre combien de planètes ayant les propriétés de la Terre seraient nécessaires si l'ensemble de la population mondiale avait le même mode de vie que la personne qui répond au questionnaire. Pour être durable, une empreinte, exprimée en unité de surface, devrait être égale à la surface du globe: dans un tel cas, sur une période de 1 an, on consomme autant de matières premières et on produit autant de substances polluantes que la Terre peut en «gérer».

Lauriane Sallin ne jette «jamais» de denrées alimentaires à la poubelle

Dans la première partie du questionnaire, consacrée à l'alimentation, l'étudiante en histoire de l'art et en français fait un peu mieux que le Suisse moyen. Presque tous les fruits ou légumes qu'elle achète sont de saison ou proviennent de la région. En outre, elle ne jette «pour ainsi dire jamais» des denrées alimentaires à la poubelle parce que celles-ci sont gâtées ou périmées. Elle consomme des produits d'origine animale, comme les œufs, le lait, la viande ou le poisson, de façon avisée. «Depuis que je dispose d'un revenu régulier, je fais plus d'achats pour ma famille. Je veille à ce que les produits aient été fabriqués dans le respect des principes du commerce équitable», précise Miss Suisse.

Lauriane Sallin obtient en revanche un moins bon résultat dans la catégorie Mobilité, qui est la deuxième des sous-rubriques. Elle parcourt actuellement plus de 12'500 kilomètres par année en voiture. «Mon titre de Miss Suisse m'amène à me déplacer dans toute la Suisse et j'ai beaucoup de rendez-vous. Vu que j'attache de l'importance à la ponctualité, j'apprécie la grande flexibilité que m'offre la voiture en termes de mobilité. Cela dit, je m'efforce toujours d'adopter un mode de conduite économique.» Au cours des cinq dernières années, Miss Suisse a volé entre deux et quatre heures par année en moyenne et elle n'a fait aucune croisière.

«J'achète régulièrement dans des magasins proposant des articles de seconde main»

La jeune femme de 22 ans n'a pas vraiment d'influence sur son résultat dans la sous-rubrique Logement, car elle vit encore chez ses parents avec son frère cadet, à Belfaux (FR). La Fribourgeoise ne connaît pas le nombre exact de mètres carrés de la maison familiale, mais elle évalue la surface habitable à plus de 200 mètres carrés. Pour l'éclairage, la famille Salin utilise principalement des lampes LED et la majorité des appareils ménagers appartient à la classe d'efficacité A. Le chauffage de la maison ne dépasse jamais une température de 19 degrés Celsius.

La dernière catégorie de questions, qui concerne le mode de consommation personnel, a elle aussi eu une incidence positive sur le résultat final de Miss Suisse 2016. En dehors des frais d'entretien courants, elle dépense moins de 300 francs par mois pour sa consommation «personnelle» (dépenses de consommation non essentielles). «J'achète régulièrement dans des magasins proposant des articles de seconde main. J'aime combiner la mode actuelle avec des habits moins en vogue ou un brin défraîchis. On peut ainsi recycler des vêtements déjà utilisés», explique notre étudiante en fine connaisseuse de la mode.

Si tous les habitants de la Terre vivaient comme Lauriane Sallin, il faudrait 2,3 planètes Terre pour produire toutes les ressources nécessaires. Elle «se situe ainsi une demi-planète au-dessous» de la moyenne suisse (lire encadré).

L'Energy Challenge 2016 est une campagne nationale lancée par Suisse énergie et l'Office fédéral de l'énergie. Elle traite des sujets liés à l'efficience énergétique et aux énergies renouvelables. En tant que partenaire média, «20 minutes» se penchera sur la thématique durant six mois avec des graphiques, des reportages et des interviews.

Selon le WWF Suisse, l'empreinte de l'ensemble de la population mondiale représente actuellement déjà environ une fois et demie notre planète. Il faut donc à la Terre une année et demie pour produire les matières premières que nous consommons en douze mois et absorber/assimiler les substances polluantes que nous rejetons dans le même temps. Le Suisse moyen a même une empreinte écologique de 2,8 planètes. Si l'ensemble de l'humanité menait le même train de vie que les Suisses, on aurait donc besoin de 2,8 planètes Terre

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