Vaud: Lausanne débattra de l'abolition de la fourrure
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VaudLausanne débattra de l'abolition de la fourrure

5800 pétitionnaires exigent la fin du commerce des peaux dans la cité. L'objet est à l'ordre du jour du Conseil communal.

par
Raphaël Pomey
Daniel Gindroz, fourreur, ne se sent pas menacé par la pétition. (Photo: pom)

Daniel Gindroz, fourreur, ne se sent pas menacé par la pétition. (Photo: pom)

L'heure de gloire est-elle venue pour les «LausAnimalistes»? Plus de deux ans après avoir lancé la récolte de signatures, ces militants de l'«égalité animale» devraient voir une de leurs pétitions phares traitée ce soir au Conseil communal.

Face au «massacre» des animaux utilisés pour la production des fourrures, les activistes et leurs soutiens ne demandent rien de moins que la fin de la vente de ce type de marchandise en ville. «On interdit bien la vente d'héroïne parce que c'est immoral, pourquoi ne pas faire de même avec ces vêtements issus de la torture des animaux?» plaide Anou, membre du collectif.

Présentée à la commission des pétitions de la Ville, la demande a été jugée recevable. Mais il n'est pas sûr qu'elle soit suivie d'effets: «Cela voudrait dire que Lausanne limiterait la liberté de commerce sur son seul territoire. Cela ne semble guère possible», juge le socialiste Jean-Charles Bettens, qui a étudié la proposition. Une impasse qui devrait mener les autorités à rejeter les aspirations des militants. «Ils devront sans doute trouver des relais au niveau fédéral.»

Daniel Gindroz, fourreur à Lausanne, considère l'initia­tive des «LausAnimalistes» avec beaucoup de recul: «De toute façon, leur proposition ne passera jamais la rampe.» Dans la branche depuis trente-quatre ans, il juge que l'acti­visme contre les habits en peaux d'animaux est souvent le fait de personnes jalouses: «Dès qu'ils ont les moyens de s'en acheter, les gens changent vite d'avis sur la fourrure!»

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