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Lausanne engage enfin ses premiers éducateurs de rue

La ville n'avait pas encore de travailleurs sociaux de proximité pour encadrer des jeunes en rupture.

Après Zurich et Genève, la capitale vaudoise engage dès le 1er avril trois éducateurs de rue. Pourquoi ce retard? «Jusqu'à présent, nous disposions de 14 centres socioculturels. Mais la situation devenait de plus en plus difficile, et les animateurs n'avaient pas forcément les compétences pour s'occuper de ces personnes», explique le municipal Oscar Tosato. Il s'agit principalement d'une vingtaine de jeunes, selon les autorités.

«Un coordinateur sportif a été engagé en 2003 pour encourager ceux qui ne fréquentaient pas les structures habituelles à pratiquer gratuitement un sport dans des salles de gymnastique.»

Trois ans après, la formule s'étoffe. Il faut dire que le projet a facilement passé la rampe du Conseil communal en décembre dernier, en pleine crise des banlieues françaises.

La mission de ces médiateurs? «Je ne suis pas un flic, je ne suis pas leur frère, encore moins leur copain. Je suis simplement là pour les accompagner, les écouter», se définit Julien Mortier, jusqu'à présent coordinateur sportif.

L'équipe sillonnera les rues de Lausanne de nuit comme de jour, spécialement les week-ends et durant les vacances. «Nous irons tout simplement en bas d'un immeuble, devant un pub ou à la place Bel-Air pour créer un contact, mettre en place leurs idées, leurs projets», poursuit Julien Mortier.

Sophie Roselli

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