Hockey: Lausanne entre dans une nouvelle dimension
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HockeyLausanne entre dans une nouvelle dimension

La promotion en LNA a forcé les Lions à effectuer de nombreux changements en un rien de temps. Le retour dans l'élite était à ce prix.

par
Grégory Beaud

Entre le 16 avril et aujourd'hui, les dirigeants du club de Malley n'ont eu qu'un minimum de temps pour festoyer. Entre un contingent à renforcer et des ajustements à effectuer dans la patinoire lausannoise, le directoire a dû agir dans l'urgence. Le directeur général du LHC, Sascha Weibel, fait le point à une semaine de la reprise, avec un derby à Fribourg face à Gottéron.

- Comment avez-vous vécu tous ces chamboulements en si peu de temps?

– Bien, forcément. Mais tout le monde a dû se mettre au boulot très rapidement après la promotion. Aujourd'hui, je pense que nous avons fait le maximum avec le temps qui nous était imparti. Tout ne sera en revanche pas prêt pour le début de saison, mais nous y travaillons encore.

- Sur quoi devez-vous encore bûcher?

– Le nouveau panneau d'affichage devrait être là pour le premier match de la saison, contre Kloten, mais nous ne pouvons pas le garantir. En outre, les aménagements à l'intérieur de la patinoire prendront encore du temps. Les mises à l'enquête sont spécialement longues.

- Financièrement, comment avez-vous accusé le coup?

– Sans entrer dans les détails, nous suivons plus ou moins le plan établi. Tout dépendra ensuite de la fréquentation lors des matches. Nous n'avons pas été trop ambitieux afin de ne pas nous mettre en danger. Notre but ultime serait d'atteindre les 4500 abonnés.

- Et les sponsors?

– Une septantaine de nouveaux sponsors et partenaires nous ont rejoints. Ça va du petit entrepreneur régional à la grande multinationale.

L'anecdote

Le LHC a dû faire ses emplettes dans l'Emmental. Après la relégation de

Langnau, Lardi, Froidevaux et Genazzi ont rejoint Malley. Neuenschwander était au bénéfice d'un bail pour la saison à venir avec les Tigres et s'est finalement engagé à Lausanne.

«Arrêtez de me parler de cette défense!»

Inquiétudes. Lausanne et son cousin genevois sont les seules formations à n'avoir pas (encore?) engagé de défenseur étranger. Un constat qui n'inquiète pas le moins du monde Heinz Ehlers, le coach de la formation de Malley. «Tout le monde ne me parle que de ma défense, s'est-il emporté. Arrêtez! Pour être honnête, je ne comprends pas.» Malgré la présence des routiniers John Gobbi et Alain Reist, l'arrière-garde pourrait souffrir d'un manque de profondeur. «N'oubliez pas que défendre n'est pas que le travail de deux hommes sur la glace. Je compte beaucoup sur le système de jeu et l'implication des attaquants pour compenser un certain manque d'expérience à ce niveau.» L'audace des dirigeants du LHC sera-t-elle récompensée?

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