Féminisme: Lausanne fête ses héroïnes oubliées dans un livre
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FéminismeLausanne fête ses héroïnes oubliées dans un livre

Artistes, scientifiques et aventurières, les femmes ont marqué l’histoire lausannoise. 100 femmes qui ont fait Lausanne, sorti récemment, raconte 100 destins hors du commun.

par
awa
Hélène Becquelin a intitulé la page de couverture de l’ouvrage «Les anonymes».

Hélène Becquelin a intitulé la page de couverture de l’ouvrage «Les anonymes».

L’ouvrage, publié aux éditions Antipodes et illustré par Hélène Becquelin, dresse le portrait de 100 Lausannoises. Des historiennes et féministes y présentent des femmes importantes, connues ou moins connues du grand public.

Le projet a été initié par la conseillère municipale Florence Germond (PS). «J’ai grandi dans les années 1970 et je réalise aujourd’hui qu’il n’y avait pas de littérature sur des figures féminines exemplaires pour me guider à l’époque», a-t-elle expliqué au «Tages Anzeiger». Elle a encore précisé que l’ouvrage veut réhabiliter plusieurs femmes de manière posthume et faire connaître des personnalités importantes aux écoliers.

Antoinette Quinche, moteur du droit de vote des femmes

La juriste Antoinette Quinche apparaît par exemple dans le livre. Elle est la première femme a avoir obtenu le titre de doctorante à l’université de Lausanne en 1923. Par la suite, elle a ouvert un cabinet d’avocats et s’est mise au service des femmes défavorisées. Grâce à son influence, les Vaudois mais aussi les Neuchâtelois ont accordé le droit de vote et d’éligibilité des femmes le 1er février 1959, une première suisse à l’époque.

L’historien lausannois Dominique Dirlewanger a précisé au quotidien zurichois que les femmes des couches sociales inférieures ont eu bien plus de difficultés à se faire une place dans le monde professionnel. Leurs portraits sont nombreux dans l’ouvrage collectif.

Denise Letourneur, accordéoniste (in)connue

C’est notamment le cas de Denise Letourneur. À plusieurs reprises, elle a été victime de violences domestiques. Suite à des décennies difficiles et sans musique, elle s’est remis à jouer de l’accordéon durant les années 1950 dans les cafés lausannois. Anne Cuneo, auteure romande également présente dans l’ouvrage, a écrit Le piano des pauvres: la vie Denis Letourneur musicienne parce qu’elle a été très touchée par le destin de l’accordéoniste lausannoise.

Pour Dominique Dirlewanger, il était toujours évident que l’histoire des femmes peut et doit être écrite. Florence Germond, elle, considère l’ouvrage comme un pas important vers une nouvelle culture du souvenir.

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29 commentaires
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hahaha

06.04.2021, 15:41

c'est cette ville qu'il faut oublier

Bombastic

06.04.2021, 15:25

Lausanne est sur me chemin de devenir la Paris d’Hidalgo en Suisse, et Genève pas loin derrière. Mais les élus de ces villes continuent à se focaliser sur le féminisme, les vélos et l’hystérie climatique. Continuez, continuez. Qu’elle était belle autrefois, la Romandie.

yeahhhhhhh

06.04.2021, 14:50

Vive le patriarcat !!