Actualisé 13.07.2012 à 09:37

Super LeagueLausanne joue sa peau

Le club vaudois est en sursis. Sans nouveau stade, il n'a d'autre choix que de vivoter dans l'élite. L'horizon «grenat» est plus dégagé.

de
Robin Carrel, Lausanne

«Notre enceinte est vétuste. Il n'y a pas d'avenir ici. Les gens sont attachés à cette équipe, mais c'est le football à la Pontaise qu'ils n'aiment pas.» Les mots de Jean-François Collet sont forts, mais ils traduisent une vérité criarde. Sans un «vrai» stade, le club vaudois n'aura que le maintien comme objectif, tant ses moyens paraissent dérisoires en comparaison du FC Bâle et de ses poursuivants immédiats de Sion, Zurich ou Young Boys. Là où le budget rhénan dépasse largement les 30 millions de francs, le LS ne peut compter que sur 7,2 millions de ressources. Un gouffre.

«Nous n'avons pas besoin de quelque chose qui coûte incroyablement cher. Une arène comme celle de Thoune est largement suffisante», plaide le président lausannois. Alors que le club bernois a obtenu son nouveau «joujou» en ­quinze mois et pour un prix estimé à une quarantaine de millions, le club de la capitale olympique devra patienter – au mieux – jusqu'en 2020. Le projet «Métamorphose» est devisé à quelque 700 millions...

D'ici là, l'équipe vaudoise jouera sa peau en Super League chaque année, sauf exploit de taille. L'arrivée aux commandes de Laurent Roussey a été conclue pour que le LS franchisse un palier et se stabilise dans l'élite. «Il a apporté une nouvelle approche. Plus scientifique et rigoureuse», se félicite Collet.

«Je suis ici pour continuer la progression entrevue ces dernières années, analyse Laurent Roussey. Nous allons nous appuyer sur la formation, cela nous permet de limiter les dépenses en matière de recrutement.» Quatre jeunes (Sukaj, Begzadic, Lavanchy et Gudit) ont ainsi été intégrés à l'effectif des professionnels cet été. La saison lausannoise débutera samedi (19 h 45) sur la pelouse synthétique du FC Thoune. L'équipe vaudoise recevra ensuite Saint-Gall, le 21 juillet. Autant d'adversaires directs pour le maintien. «Le début de championnat reflète souvent le reste de l'exercice. Les victoires appellent les vic­toires», prévient l'ancien coach de Sion.

L'invité: Ibrahim Tall, défenseur du LS

«Content de me poser un peu»

Je me sens très bien ici, c’est pour ça que j’ai prolongé mon contrat pour une saison. Dès mon arrivée au début de l’année 2012, je me suis tout de suite plu à la Pontaise, aussi bien sportivement qu’en dehors des terrains. Ça me fait aussi du bien de me poser un peu après avoir pas mal bourlingué à travers le monde. La signature de Laurent Roussey m’a incité à rester. Il n’y a pas besoin de le présenter. Je n’ai jamais évolué sous ses ordres, mais j’ai appelé des collègues en France qui ont joué pour lui et ils m’en ont dit du bien. Avec son arrivée, le Lausanne-Sport a montré son ambition pour l’avenir.

LS: retour et prolongation

A la recherche d’un défenseur latéral, Lausanne a trouvé son bonheur parmi ses anciens juniors. Passé par Neuchâtel et le Chievo Vérone, Mickaël Facchinetti (21 ans) est de retour au LS. Le petit-fils du «mythique» Gilbert Facchinetti avait évolué chez les juniors vaudois entre 2006 et 2008. La formation de Laurent Roussey a en outre enregistré la prolongation de contrat pour trois ans de Guillaume Katz. Le défenseur central de 23 ans a été formé au club.

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