Actualisé 20.02.2016 à 21:54

Challenge LeagueLausanne ne renonce jamais

Les Vaudois ont une nouvelle fois fait basculer un match dans les derniers instants. Ils ont désormais 9 points d'avance sur Wil, battu 2-1 à la Pontaise.

de
Robin Carrel, Lausanne
Keystone

La troupe de Fabio Celestini n'est jamais avare d'efforts. Et elle a de la chance, car elle est très souvent récompensée de son audace et de son jeu toujours positif. Samedi soir, le LS a réussi une prestation impressionnante contre les «riches» st-gallois et fait la différence à la 86e minute.

«On a montré nos intentions dès le départ, s'est félicité le capitaine Olivier Custodio. On a d'entrée posé le jeu et eu les meilleures occasions. Surtout en première mi-temps et sur coups de pieds arrêtés. Je pense qu'on aurait pu mettre un deuxième ou un troisième but plus rapidement.»

18 tirs à 6

Autant le succès 3-0 fêté le 6 décembre dernier face à ce même adversaire pouvait sembler heureux, autant les trois points arrachés cette fois sur une tête du Nord-Coréen Kwang Ryong Pak ne sont pas tombés de nulle part. Lausanne s'est créé les meilleures occasions et aurait pu l'emporter plus largement sans un Patrick Drewes, le gardien de Wil, particulièrement bien inspiré sur sa ligne et suppléé une fois par un défenseur et une autre par son poteau droit. Le LS a tiré 18 fois au but (6 pour Wil) et cadré à 8 reprises (2).

Ce qui est bien avec ce LS-là, c'est qu'on sait à quoi s'attendre quand on achète un billet de match (ou quand on s'accrédite gratuitement...). Que ce soit face au dernier Chiasso ou contre Wil et ses salaires mirobolants. Les Vaudois jouent, jouent, jouent jusqu'à l'épuisement. Et, jusqu'ici, ça marche. Fabio Celestini pense que son équipe «n'est pas construite pour être championne», elle n'en reste pas moins large leader de Challenge League et en pole-position pour jouer la promotion. Une surprise agréable, pour le 4500 spectateurs qui sont allés se geler à la Pontaise samedi.

«45 points en jeu»

«Il reste encore quinze matches et ils ne sont toujours pas loin derrière. Il y a encore 45 points en jeu, a calmé Custodio. Il faudra s'employer à chaque partie et je pense même que la rencontre à Schaffhouse le 29 février sera encore plus compliquée à négocier. Il va falloir rester concentrer et prendre les journées de championnat les unes après les autres. On en est à trois victoires depuis début 2016 et on est sur une excellente dynamique.»

Il faut aussi avouer que le volume de jeu de Pak, remplaçant de Jocelyn Roux parti à Wil, n'est pas étranger à ce bon démarrage. Le Nord-Coréen, passé par Wil, Bâle, Vaduz ou encore Bienne et Bellinzone depuis son arrivée en provenance de la «République populaire démocratique», est précieux. Son jeu de tête et ses qualités athlétiques rendent bien service à un collectif parfois trop porté sur des passes courtes pour mettre à mal des défenses regroupées. Une autre dimension suffisante pour amener le LS en Super League?

Trois questions à Jocelyn Roux, attaquant de Wil

Wil a été dominé ce soir...

Oui, Lausanne a réussi à avoir la possession et à se créer des occasions. C'est vrai qu'on est arrivé à 1-1 à la mi-temps et c'était plutôt bon pour nous, parce qu'on a connu pas mal de problèmes... Après, on revient bien en 2e mi-temps et on avait quelques occasions de mettre le 1-2 sur coup de pied arrêté. On ne marque pas, à cause notamment d'un superbe arrêt de Thomas Castella. Un nul aurait été bien payé pour nous, mais ils ont poussé jusqu'au bout et ils ont mis le 2-1 comme ils ont souvent fait cette saison: en fin de match.

Surpris du dispositif défensif de votre équipe, alors que vous étiez 6 points derrière au coup d'envoi?

On s'attendant à un match difficile. J'ai assez pratiqué le jeu ici pour le savoir. On sait que ça joue très bien au ballon et que si on se découvre un peu trop, on s'expose à courir après le cuir. On évoluait quand même chez le leader, qui joue très bien. Un nul aurait été un bon point. On a désormais 9 unités de retard, 15 matches à disputer... On va espérer un faux-pas de Lausanne et d'être meilleurs la semaine prochaine contre Wohlen.

Kevin Cooper vous avait-il demandé des conseils?

Non, il connaissait déjà l'équipe et on a analysé à la vidéo. De toutes façons, on savait très bien à quelle sauce on allait être mangés ici. Il aurait fallu être meilleurs dans le jeu, mais on n'a pas réussi à le faire.

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