Projet pilote: Lausanne pourrait plancher sur un revenu de base
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Projet piloteLausanne pourrait plancher sur un revenu de base

La municipalité pourrait mettre en place un revenu de base inconditionnel pour un échantillon de citoyens.

le texte a été accepté par 39 oui contre 37 non et 8 abstentions. Il est désormais sur la table de la Municipalité.

le texte a été accepté par 39 oui contre 37 non et 8 abstentions. Il est désormais sur la table de la Municipalité.

photo: Keystone

Le Conseil communal de Lausanne a accepté mardi soir un postulat qui demande à la Municipalité d'étudier la mise sur pied d'un projet-pilote permettant de tester le revenu de base inconditionnel (RBI). Selon ses défenseurs, il permettrait à la Ville de faire office de commune pionnière en matière de politique sociale.

Le projet-pilote concernerait un échantillon de citoyens actuellement au bénéfice du revenu d'insertion. L'objectif est de vérifier l'une des hypothèses du RBI, selon laquelle les bénéficiaires du RBI consacrent leur disponibilité nouvelle à la recherche d'un emploi salarié, dans une activité socialement utile ou l'entreprenariat, écrivent les défenseurs de l'initiative RBI mercredi dans un communiqué.

Un vote très serré

L'objet a été longuement débattu. Le vote a été très serré, a indiqué à l'ats la conseillère communale et présidente des Verts lausannois Léonore Porchet qui a défendu le projet.

Déposé en octobre 2015 par feu le conseiller communal écologiste Laurent Rebeaud, le texte a au final été accepté par 39 oui contre 37 non et 8 abstentions. Non contraignant, le postulat est désormais sur la table de la Municipalité.

Lausanne va peut-être essayer de voir ce que donne le RBI, ce serait unique au niveau suisse, note Léonore Porchet. Des expérimentations devraient être tentées en Europe, à Utrecht aux Pays-Bas et en Finlande, a-t-elle ajouté.

En Suisse, les citoyens sont appelés à se prononcer le 5 juin sur une initiative populaire prévoyant d'obliger la Confédération à instaurer un RBI. Ses auteurs considèrent qu'il n'y a plus assez de travail pour tous et que l'Etat social n'est plus à même de remplir sa tâche. Une allocation universelle constituerait une nouvelle solution. (nxp/ats)

(NewsXpress)

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