Vaud: Lausanne veut devenir «une ville amie des aînés»
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VaudLausanne veut devenir «une ville amie des aînés»

La ville se mobilise pour aider le troisième âge en ouvrant un guichet Info Senior, un service de location de salles aux associations, une cafeteria et un cybercafé à la Riponne.

Après être devenue «l'amie des enfants», la ville de Lausanne veut être reconnue aussi comme celle des aînés. Elle va notamment soutenir le nouveau projet de Pro Senectute pour l'Espace Riponne avec la création d'un guichet Info Senior.

En réponse à trois postulats, Lausanne affirme qu'elle prendra soin de ses aînés. La politique vieillesse de la ville sera marquée par une volonté claire de prévenir l'exclusion des personnes âgées de la vie sociale, a expliqué lundi Oscar Tosato, municipal responsable de l'enfance, de la jeunesse et de la cohésion sociale.

Engagement évalué

Au niveau général, Lausanne adhérera au réseau des «villes amies des aînés», suivant une démarche participative placée sous la gouverne de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) et initiée en 2006. La ville s'engage à des améliorations dans huit domaines (transports, logement, services de soins et de santé par exemple) sur un cycle de 5 ans.

A plus court terme, Lausanne va soutenir le nouveau projet Espace Riponne de Pro Senectute, dont le restaurant a fermé fin 2012. Un guichet Info Senior, un service de location de salles aux associations, une cafeteria et un cybercafé seront mis en place.

La subvention à Pro Senectute, qui a connu des difficultés financières, passera en 2013 et 2014 de 221'000 à 356'000 francs, puis se stabilisera à 236'000 dès 2015. La ville ne voulait pas financer un restaurant pour les aînés, a relevé Oscar Tosato.

Pas de réserves d'aînés

L'ancien Espace Riponne se concevait comme un lieu de vie destiné aux personnes âgées avec un restaurant et des animations. Or «les personnes âgées» ne sont pas un groupe homogène, écrit la municipalité, et un restaurant réservé au centre-ville n'est pas nécessaire.

Face à la faible fréquentation de l'Espace Riponne, Pro Senectute a eu recours en 2009 à un consultant. Selon ce dernier, l'endroit ne peut survivre que s'il renonce à être un lieu réservé aux aînés. Ceux-ci ne souhaitent pas être désignés comme tels et encore moins être rassemblées dans des locaux qui leur seraient expressément réservés. (ats)

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