Actualisé 22.06.2015 à 13:54

VaudLausanne veut renforcer sa police de proximité

Forte d'un bilan «encourageant», la police lausannoise va intensifier son approche de proximité vis-à-vis de la population.

«Les résultats sont positifs, même si tous les problèmes ne sont pas résolus, de loin pas», a expliqué lundi devant la presse Grégoire Junod, municipal chargé de la sécurité et du logement à Lausanne. Les priorités présentées en 2013 peuvent ainsi être reprises et accentuées en matière de proximité et de partenariat.

L'an dernier, la délinquance a nettement reculé à Lausanne, a affirmé le responsable politique. La tendance commence «enfin» à s'inverser aussi pour les cambriolages, le point noir de la ville. La baisse atteint même 40% sur les six premiers mois de 2015, s'est réjoui Grégoire Junod.

Hausse considérable du personnel

Une des explications à ces succès tient à l'augmentation considérable de l'effectif policier. Avec plus de 70 nouveaux postes créés ces dernières années, «nous avons fait autant durant ces 5 ans que ce qui avait été fait avant pendant 20 ans», a lancé le socialiste lausannois.

Pour «persévérer» dans cette voie en 2015 et 2016, la police va développer son travail d'écoute des Lausannois. Outre une présence accrue dans les rues en soirée et en fin de semaine, des répondants policiers seront attribués à chaque quartier. Ils seront «nos antennes dans le terrain et pourront remonter les informations», a noté le commandant Pierre-Alain Raemy.

Policier observateur roumain

Autre mesure de proximité, un poste de police mobile se déplacera selon les besoins afin de coller au plus près des événements à risques ou des situations délicates. Des équipes de «correspondants de nuit» entreront en action dès septembre-octobre avec pour mission de s'occuper de ce qui est «infra-pénal». Leur profil sera davantage social que policier.

A l'instar de Genève et Bâle, Lausanne accueillera dès la rentrée un policier roumain qui sera rattaché à la police judiciaire. Sa tâche consistera à contribuer à la lutte contre les délinquants itinérants roumains et pas roms, a précisé Pierre-Alain Raemy. Cette criminalité est forte dans toute la Suisse, selon le commandant de la police, et l'Etat roumain est très «preneur» de ce genre de collaboration.

Méconnaissance du règlement

Interrogé sur la problématique des mendiants à Lausanne et la non-application du règlement à leur sujet, Grégoire Junod a expliqué que les mendiants actuels étaient des nouveaux-venus. Ils ne connaissent donc pas les règles édictées par la ville, selon le municipal. (ats)

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