Lausanne: voleur récidiviste condamné à 6 ans de prison
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Lausanne: voleur récidiviste condamné à 6 ans de prison

Un voleur violent de 23 ans a été condamné mardi à 6 ans de réclusion par le Tribunal correctionnel de Lausanne.

Il a été reconnu coupable d'extorsion qualifiée et de brigandage. Ses deux co-accusés, également auteurs de nombreuses agressions, ont écopé de 4 ans chacun.

L'accusé principal a commis plusieurs agressions entre janvier et mars 2005, le plus souvent au couteau. La peine retenue est largement inférieure aux 12 ans requis par le Ministère public.

Culpabilité «extrêmement lourde»

Le jugement souligne le comportement «scandaleux et vil» des trois hommes, qui ont agi «avec lâcheté et violence» et ont démontré leur incapacité à se conformer à l'ordre public. La culpabilité du principal condamné est qualifiée d'»extrêmement lourde».

A sa charge, les juges ont tenu compte de mobiles «particulièrement méprisables»: au lieu de gagner sa vie honnêtement, il préférait s'en prendre à des victimes innocentes et aux faibles moyens. L'homme a d'autre part récidivé alors même qu'une enquête contre lui était en cours.

A décharge, la Cour l'a mis au bénéfice d'une diminution moyenne de responsabilité pénale, le voleur ayant agi sous l'effet de l'alcool et du cannabis et souffrant d'un retard mental léger. Les regrets sincères qu'il a exprimés en cours d'audience ont également été retenus.

Graves menaces

L'homme venait d'achever son service long militaire - il était incorporé dans la police militaire - lorsqu'il a commis une première agression. En pleine nuit, à Lausanne, il a dérobé le téléphone portable d'un jeune homme en le menaçant et en le giflant alors qu'il refusait d'obtempérer.

Quelques jours plus tard, il a abordé un adolescent, le forçant sous la menace d'un couteau à l'accompagner dans des bancomats pour tenter de retirer de l'argent. En route, il l'a menacé à plusieurs reprises de le tuer, ainsi que de le mutiler gravement.

Les juges n'ont pas tenu compte des dénégations qu'il a exprimées à l'audience. La victime a formellement identifié son agresseur par sa voix, et une connaissance l'a appelé par son prénom durant les faits.

A plusieurs autres reprises, l'homme s'en est pris à des inconnus, dans la rue ou dans des trains, leur dérobant argent et téléphones. Il a également attaqué un agent de police en civil, simplement parce qu'il avait croisé son regard, avant d'être finalement maîtrisé.

(ats)

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