Littérature: Lawrence Ferlinghetti, poète de la Beat generation, s’éteint
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LittératureLawrence Ferlinghetti, poète de la Beat generation, s’éteint

Figure majeure de la contre-culture américaine des années 1950, l’auteur, libraire et éditeur est mort lundi à l’âge de 101 ans.

Le poète et éditeur Lawrence Ferlinghetti, mort lundi à 101 ans, avait cofondé la mythique enseigne City Lights Booksellers and Publishers à San Francisco en 1953.

Le poète et éditeur Lawrence Ferlinghetti, mort lundi à 101 ans, avait cofondé la mythique enseigne City Lights Booksellers and Publishers à San Francisco en 1953.

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Sans lui, la Beat generation n’aurait sans doute pas existé: poète, libraire et éditeur, Lawrence Ferlinghetti, poète américain majeur du XXe siècle mais aussi libraire et éditeur, est mort lundi à l’âge de 101 ans dans sa maison de San Francisco, a annoncé sa librairie.

«Il a continué à écrire et à publier de nouveaux ouvrages jusqu’à ce qu’il ait 100 ans, et son œuvre lui assure une place dans le canon américain», a salué mardi dans un communiqué la mythique enseigne City Lights Booksellers and Publishers, qu’il avait cofondée à San Francisco en 1953.

Né à New York en 1919, cet homme de lettres a eu un rôle central dans l’établissement de la contre-culture américaine des années 1950, en fondant sa librairie mais aussi en éditant Jack Kerouac, Gregory Corso, William S. Burroughs ou Allen Ginsberg.

Jugé pour obscénité

Il avait été arrêté en 1957 et jugé pour obscénité lors d’un procès historique (avant d’être finalement acquitté), pour avoir édité un des grands livres de la Beat generation, «Howl», long poème halluciné de Ginsberg.

Auteur de plusieurs recueils – dont «A Coney Island of the Mind», vendu à plus d’un million d’exemplaires – de pièces de théâtre et d’un roman («Her»), Lawrence Ferlinghetti a conçu beaucoup de poèmes pour être lus à haute voix ou pour accompagner un morceau de jazz. Éditeur également de Charles Bukowski ou Paul Bowles, il a traduit Jacques Prévert en anglais.

Grand bourlingueur

À la fois anarchiste moral et socialiste, ami des bouddhistes, doué aussi pour peindre, il fut enfin un grand voyageur. Sa vie durant, il a bourlingué de l’Australie au Vietnam, des pavés de Paris au Nicaragua en passant par le transsibérien et les routes de l’Amérique.

Il a raconté dans «Writing across the landscape» («Ma vie vagabonde»), comment il a croisé Fidel Castro et Pablo Neruda, plongé dans l’Espagne de Franco, rencontré des dissidents soviétiques, des poètes et des anonymes merveilleux. «Si vous vous prétendez poète, s’exclamait-il, ne restez pas assis là!»

«Inspirés et sensuels, ces carnets intimes se lisent comme une lettre ouverte au lecteur. On y entend sa voix distinctive, celle d’un baladin de l’Amérique», disait son amie, la chanteuse Patti Smith, tandis que le réalisateur Francis Ford Coppola a fait part du «bonheur» éprouvé à suivre ses aventures et sa plume furieusement beat.

(AFP)

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