Actualisé 08.10.2012 à 08:20

Fusion EADS/BAELe 1er actionnaire de BAE très réservé

La société d'investissement Invesco Perpetual, premier actionnaire du groupe de défense britannique BAE Systems, a fait part lundi de «réserves significatives» concernant le projet de fusion avec EADS.

«Invesco ne comprend pas la logique stratégique du rapprochement qui est proposé», indique le fonds dans un communiqué.

Il pense en particulier qu'une fusion avec la maison mère d'Airbus remettrait en cause l'accès privilégié de BAE au marché de la défense américain et s'inquiète de la présence des Etats - Allemagne et France - au capital.

Le ministre britannique de la Défense Philip Hammond avait déjà menacé dimanche de bloquer l'opération si la France et l'Allemagne franchissaient les «lignes rouges» tracées par Londres en essayant de garder une influence sur la gestion du futur groupe.

La France, qui détient 15% du capital d'EADS, veut y rester, ce qui lui donnera 9% des actions de la nouvelle entité. L'Allemagne, qui n'est pas directement actionnaire d'EADS, insiste sur la parité avec la France.

Invesco s'inquiète par ailleurs de la baisse du cours de l'action BAE et remet en cause le ratio retenu dans le projet de fusion qui prévoit que BAE représentera 40% de l'ensemble et EADS 60%.

La société d'investissement regrette enfin de n'avoir pas de visibilité concernant les dividendes au-delà de 2013.

«Invesco est très inquiet du fait que les dividendes versés aux actionnaires ne constitueront pas une priorité dans le groupe fusionné, les actionnaires de BAE devant alors faire face à une baisse significative de leurs dividendes dans le futur», écrit le fonds.

EADS et BAE Systems ont jusqu'à mercredi pour informer le régulateur des marchés à Londres de la réussite de leur projet, reconnaître leur échec ou demander un nouveau délai.

La Grande-Bretagne, l'Allemagne et la France doivent approuver l'opération en raison de ses implications stratégiques. (afp)

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