Actualisé 23.05.2019 à 16:58

LausanneLe 1er mai «férié deux fois» dans les écoles

Comme elle tombait cette année un mercredi, la Fête du travail n'a pas été un congé complet pour les écoliers. Une deuxième demi-journée leur sera offerte.

de
Francesco Brienza
Keystone

Bien qu'il ne soit pas un férié officiel dans le canton de Vaud, le 1er mai est un jour de congé pour l'administration communale lausannoise. Un «cadeau» apprécié des fonctionnaires et jalousé par beaucoup d'autres.

Les élèves de la capitale vaudoise, aussi, ont congé ce jour-là. Eux bénéficient de la loi, qui prévoit que les autorités peuvent accorder à leur guise jusqu'à deux demi-journées de congé aux écoliers, en plus des vacances scolaires. A Lausanne, depuis belle lurette, ces congés sont offerts le 1er mai, en cohérence avec le jour accordé aux fonctionnaires, afin d'éviter que les écoles soient amputées ce jour-là des professionnels au statut communal (bibliothèque, secrétariat, infirmerie, APEMS, etc.). Ailleurs dans le canton, ces demi-journées sont parfois attribuées dans le cadre de traditions locales, comme pour la Saint-Martin, à Vevey.

Revenons à Lausanne. Cette année, le 1er mai est tombé un mercredi. Les écoles n'ont donc fermé qu'une demi-journée effective. Le Conseil d'établissements, formé de représentants des parents, des pros de l'école, des autorités communales et de diverses organisations, a décidé d'octroyer exceptionnellement une autre demi-journée de congé pour la compenser. Ce sera le mercredi 29 mai. Ce jour-là, tous les élèves seront dispensés d'école. Aucun accueil parascolaire particulier, APEMS ou réfectoire ne sera proposé.

«Jusqu'au-boutisme»

Au grand étonnement de Philippe Miauton, conseiller communal PLR et père de famille, qui est intervenu oralement mardi soir en plénum. «Cela provoque des soucis d'organisation pour garder les enfants, voire des dépenses», a-t-il souligné. Avant de glisser malicieusement à la Municipalité: «Quand le 1er mai tombera un samedi, sera-t-il compensé un autre jour?» Dans la mesure où le conseil d'établissements peut offrir ces congés légaux quand bon lui semble, la réponse pourrait être oui. Et l'élu de reprendre: «Revendiquer cette demi-journée de compensation au 1er mai, à une date qui n'a plus rien à voir avec le symbole de la Fête du travail, relève du jusqu'au-boutisme, dans un domaine ou les vacances et congés sont déjà nombreux.»

A noter que les enseignants lausannois, qui sont des employés du Canton, n'ont formellement pas congé le 1er mai. Ni le 29. En revanche, ils sont dispensés d'enseigner. Quant au personnel scolaire communal qui ne viendra pas travailler, il devra compenser les heures manquées.

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