Actualisé 23.04.2008 à 20:24

Le «baby business» attise la convoitise des marques

Les jeunes parents se saignent pour offrir objets et services de luxe à leur bébé.

Lancé il y a un an près de Paris, le Little Gym affiche 200 clients par semaine, malgré des tarifs élevés: 360 euros (580 fr.) pour vingt séances. Ce fitness pour nouveau-nés propose l'éveil sensoriel, moteur et social de bébé. Avec son concurrent Gymborée, il surfe sur la vague du baby business.

Selon Le Journal du Dimanche, le marché florissant de la puériculture progresse de 3% par an et pèse 2,5 milliards d'euros (4 milliards de francs) en France. Hors jouets et habits, les ventes de poussettes, de biberons et de sièges d'autos croîtrait de 5 à 10% par an.

Les jeunes parents veulent ce qu'il y a de mieux pour leur progéniture et sont très aidés par leur famille. Selon une étude, 51% des jeunes mères achètent systématiquement des produits design ou de marque pour bébé. Ce désir de frime attise la convoitise des créateurs de mode qui imaginent des collections pour bébé.

Le roi du jouet, l'Américain Toy's R'US a lancé un magasin de puériculture et va en ouvrir quatre autres en juin. La console de jeux vidéo éducatifs, VSmile Baby s'est vendue à 60000 exemplaires. Samsung commercialise une machine à laver idéale pour le linge de bébé.

Véritable produit de luxe, la poussette Xplory coûte de 800 à 1000 euros (1291 et 1613 fr.). Née en Haute-Savoie, la girafe en caoutchouc Sophie reste le jouet le plus vendu en France. Elle s'écoule à 700 000 exemplaires par an et pourrait s'exporter en Europe.

Giuseppe Melillo

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