Actualisé 17.03.2016 à 07:10

Champions LeagueLe Bayern élimine la Juve au terme d'un match fou

Mené 0-2 sur son terrain, le Bayern est revenu à hauteur de la Juventus, lors du match retour des 8e de finales, avant de passer l'épaule en prolongations.

Thomas Müller jubile après l'égalisation bavaroise.

Thomas Müller jubile après l'égalisation bavaroise.

photo: Keystone/AP/Kerstin Joensson

Magnifique de bout en bout, la double confrontation entre les géants Bayern Munich et Juventus a accouché d'une qualification presque inespérée des Bavarois, menés 2-0 jusqu'à la 73e minute mais finalement vainqueurs 4-2 en prolongations (2-2 à l'aller en Italie), grâce à des réalisations de Thiago Alcantara à la 108e et de Kingsley Coman à la 110e.

Un prêté pour un rendu, le Bayern a fait subir à la Juve le même sort que la Vieille Dame lui avait réservé à l'aller. A savoir remonter deux buts de retard après avoir pris l'eau en début de match.

Etre solide, contrer, convertir ses occasions: le plan est simple, le réaliser beaucoup moins. Il convenait ainsi de tresser des lauriers à Massimiliano Allegri, l'entraîneur de cette Juve irréprochable en défense pendant près de 75 minutes et efficace à l'extrême. Les Italiens ont frappé dès la 6e minute, après un long ballon de Sami Khedira à destination de Stephan Lichtsteiner. Le Lucernois, profitant d'une mauvaise intervention de David Alaba et d'une sortie aux fraises de Manuel Neuer, a pu servir Paul Pogba pour l'ouverture du score dans le but vide.

Les déboires d'Alaba se sont poursuivis quand l'Autrichien a mal négocié un ballon à l'entrée de la surface adverse. Le résultat? Une cavalcade d'Alavaro Morata longue de 70 mètres mettant six Munichois (!) hors de position, et une passe décisive pour Juan Cuadrado: 2-0 à la 28e. Profond silence dans une Allianz-Arena tombée de haut.

La Juve aurait même pu regagner les vestiaires avec trois longueurs d'avance, sans un but de Morata litigieusement annulé pour hors-jeu (23e) ou une parade miraculeuse de Neuer devant Cuadrado (44e). Côté bavarois, rien d'autre à signaler que des tentatives non cadrées et un tir de Thomas Müller repoussé par Gianluigi Buffon (42e).

Du cauchemar au miracle

Comme rattrapé par les plus tenaces fantômes de son passé blaugrana, Pep Guardiola a longtemps vécu un cauchemar. A voir son Bayern irrémédiablement se casser les dents sur le bloc juventino, impossible de ne pas faire le lien avec l'élimination du si séduisant Barça de 2009/10 par le terriblement solide Inter Milan de José Mourinho, en demi-finale de cette même Ligue des champions. Là encore, la parfaite organisation défensive avait pris le dessus sur la jouerie prônée par le coach catalan.

Chaotique, méconnaissable, le Bayern a eu le courage de tout tenter, sans beaucoup plus convaincre toutefois jusqu'à une tête victorieuse de Robert Lewandowski (73e), le 43e but du Polonais en 43 matches cette saison (équipe nationale comprise). De quoi définitivement rallumer la flamme et faire le siège de la cage de Buffon pendant le dernier quart d'heure. Les assauts ont payé à la 91e, grâce à une tête également, mais celle de Thomas Müller. Ce même Müller qui a permis à Thiago de signer le 3-2 deux minutes avant le 4-2 de Kingsley Coman.

Le cador encore en course

Arrivé il y a trois ans en Allemagne avec l'aura du cador, Pep Guardiola a bien failli perdre ce qui lui erste de crédibilité aux yeux de supporters munichois ne se contentant pas du troisième titre en Bundesliga qui se profile. Son prédécesseur Jupp Heynckes, lui, avait cédé sa place sur un triplé championnat - Coupe d'Allemagne - Ligue des champions et le Catalan avait été engagé pour étendre le règne continental du Rekordmeister.

Guardiola sait que son bilan final - il s'assiéra cet été sur le banc de Manchester City - dépendra pour beaucoup de la conquête de la sixième C1 du Bayern. Il connaîtra vendredi le nom de son adversaire des quarts de finale.

(ats)

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