France: Le beau-père de Fiona parle d'un accident domestique

Actualisé

FranceLe beau-père de Fiona parle d'un accident domestique

Cécile B. et son compagnon ont avoué. La mère de Fiona accuse son compagnon d'avoir tué la fillette de 5 ans, prétendument disparue le 12 mai, en France. Lui parle d'un accident.

par
adi

La disparition de la petite Fiona, 5 ans, et les larmes de sa mère avaient bouleversé la France entière en mai dernier, suscitant une forte mobilisation. Quatre mois après, Cécile B., interpellée mardi à Perpignan avec son compagnon, Berkane M., et placée en garde à vue à Perpignan, est passée aux aveux mercredi, selon une information exclusive de lamontagne.fr, citant une source proche de l'enquête. Sa fille serait décédée sous les coups de son concubin lors d'une soirée bien arrosée avec des amis, la veille ou l'avant-veille du 12 mai, date supposée de la disparition de la petite fille. Le corps aurait été enterré près de Clermont-Ferrand. La mise à disposition de la justice de la mère et du beau-père est prolongée.

«Elle est morte accidentellement à la suite de coups qu'elle n'a pas portés personnellement bien évidemment», a dit son avocat, Gilles Portejoie, devant les locaux de la police judiciaire de Perpignan, selon ledauphiné.fr.

Après les aveux de la jeune femme, son compagnon a, lui, donné une autre version. «Il a reconnu un accident domestique et il a reconnu que le couple avait monté un scénario. Selon lui, l'enfant s'est étouffée dans son vomi. Ils l'ont trouvée le matin dans cet état et ont paniqué», a dit Me Xavier Capelet à quelques journalistes à Perpignan. Selon lui, son client Berkane M. admet que Fiona avait reçu des coups quelques jours auparavant, mais sans dire par qui ils avaient été donnés. Selon i-Télé, l'homme aurait toutefois reconnu avoir donné une fessée.

Ils s'étaient renseignés sur les disparitions d'enfants avant le 12 mai

Le beau-père de Fiona l'aurait frappée durant une soirée bien arrosée où les cinq personnes interpellées étaient présentes, a indiqué la mère aux policiers. Cette fête avait eu lieu la veille ou l'avant-veille de la prétendue disparition.

Des jeunes du quartier ont décrit Berkane M. comme un «toxicomane notoire». «Dès qu'il est arrivé, il cherchait de l'héroïne et demandait où on pouvait en trouver», a dit l'un d'eux à une correspondante de l'AFP.

Peu auparavant, une source proche de l'enquête affirmait que Cécile B. «n'était pas dans le parc» où la fillette était censée avoir disparu, le 12 mai dernier. Dans la soirée, «La Montagne» avait aussi la piste d'un accident domestique où Fiona aurait absorbé du Subutex (ndlr: un substitut à l'héroïne) durant une soirée entre toxicomanes. De son côté, «Le Parisien», se basant sur une source proche de l'affaire, a indiqué que Cécile et son ami avaient lu sur Internet des articles sur d'anciennes affaire de disparitions d'enfants quelques jours avant le 12 mai. C'est sans doute ces indices qui ont conduit les policiers à décider de les placer en garde à vue mardi.

Des groupes Facebook de soutien avaient été constitués et des marches organisées après la disparition de la petite fille. Jeudi, le comité de soutien «Tous ensemble pour Fiona» s'est dit «écoeuré». (adi/afp)

Un mensonge qui a duré quatre mois

Selon des sources proches du dossier, «les enquêteurs n'ont pas mis la mère en garde à vue rapidement car elle était enceinte, mais ils auraient bien aimé. Elle a accouché en août, ils ont attendu un mois pour la mettre en garde à vue». Selon la première version de Cécile Bourgeon, Fiona avait disparu le 12 mai vers 17h alors qu'elle jouait avec sa petite soeur au parc de Montjuzet, sur les hauteurs de la capitale auvergnate, et qu'elle-même, alors enceinte de six mois, s'était assoupie sur un banc. Mais cette version a été mise en cause notamment par un proche de son compagnon, l'un des hommes gardés à vue à Clermont-Ferrand.

Ton opinion