Vaud: Le bébé du père meurtrier reste en famille d'accueil
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VaudLe bébé du père meurtrier reste en famille d'accueil

L'ingénieur qui a tué son épouse à Assens avant de l'enterrer en 2012 est rejugé aujourd'hui. Le sort de leur enfant n'est toujours pas fixé.

par
Christian Humbert

Alors que le Ministère public réclamait une peine de 18 ans pour assassinat, le Tribunal criminel d'Yverdon-les-Bains n'avait condamné T. G. qu'à 14 ans de prison ferme, en février dernier. C'est toujours trop pour cet ingénieur de 47 ans, qui souhaite être reconnu coupable de meurtre par passion: un crime punissable de 10 ans au plus. Il comparaît en appel au Tribunal cantonal aujourd'hui.

Fonctionnaire au sein de l'administration communale de Lausanne, il avait étranglé sa femme, roumaine, en octobre 2012 à Assens. Il l'avait ensuite nuitamment enterrée dans une forêt voisine, puis avait fait croire à une disparition durant 45 jours, avant d'avouer son forfait. Le condamné se bat aussi pour conserver l'autorité parentale sur son enfant. Agé de 3 mois au moment du drame, il a désormais 3 ans et la sœur jumelle de la victime aimerait l'élever avec son mari retraité.

La question du droit de garde, confié au Service de protection de la jeunesse, n'est toujours pas tranchée. L'avocat de la famille de la victime le confirme: «Rien n'a encore été décidé sur l'avenir de l'enfant. Il est toujours en famille d'accueil. Il y a déjà eu un rapport pédopsychiatrique. Il en faudra un autre. Cela prendra encore du temps.» Avocate du père meurtrier, Me Manuela Ryter Godel n'a pas répondu à nos appels. Elle avait affirmé par le passé que «l'enfant est sacré. Nous ferons tout pour le préserver.»

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