Actualisé 25.03.2012 à 21:27

Freeride

«Le Bec-des-Rosses, tu ne peux pas rêver mieux!»

Inscrire à son palmarès l'Xtreme de Verbier est devenu l'objectif ultime de tous les professionnels. Le Suédois Reine Barkered y est parvenu samedi.

de
Marc Fragnière, Verbier

«Le Bec-des-Rosses, c'est clairement le Kitzbühel du freeride. Ce n'est pas moi qui le dis, ce sont les riders et les médias spécialisés. Gagner l'Xtreme, ça change complètement ta vie. Y participer, ça la modifie déjà un peu», professait vendredi Nicolas Haye-Wood, le patron du contest le plus relevé du genre.

Ainsi l'existence de Reine Barkered va-t-elle être chamboulée. Le Suédois a épinglé la célèbre face samedi, au terme d'un run d'une rare fluidité, mené avec détermination et sagesse. Il a du même coup été couronné meilleur skieur de l'hiver. «Ce que signifie une victoire ici pour moi? Tout, cela représente tout! J'ai tellement attendu pour vivre ces instants! Le Bec-des-Rosses, tu ne peux pas rêver mieux!» a-t-il martelé avec enthousiasme.

Deuxième victoire sur le Freeride World Tour

En quatre saisons sur le Freeride World Tour, le casse-cou d'Are n'avait triomphé qu'à une reprise, en 2009 à Squaw Valley. Il avait aligné les podiums avec la régularité d'un métronome, mais avait systématiquement dû s'incliner devant meilleur que lui, parfois pour un dixième de point.

L'an dernier, il avait dessiné une ligne extraordinaire, franchissant notamment une barre rocheuse impressionnante qui porte désormais son nom.

Malheureusement, il avait faibli à la réception du dernier saut et ruiné ses rêves de triomphe. «Cette année, j'ai décidé de ne plus me laisser piéger, surtout que les conditions étaient particulièrement difficiles. J'étais nerveux comme jamais lors de la montée. J'avais le sentiment qu'il allait se passer quelque chose aujourd'hui (n.d.l.r.: samedi). Alors, en fin de run, j'ai eu la lucidité d'éviter d'en faire trop. Mon dernier saut a été moins engagé que prévu car j'ai préféré assurer.»

La gagnante (Ski)

«La neige était croûteuse et dure à skier dans certaines parties. J’ai donc limité ma vitesse aux endroits clés, notamment avant les gros sauts que j’avais prévus. Tout s’est bien déroulé!»

Christine Hargin, 1ère chez les dames.

Anthamatten: «Ça passe ou ça casse, c’est la règle»

Deux skieurs suisses étaient qualifiés pour l’Xtreme de Verbier. Richard Amacker s’est classé 10e, juste devant Samuel Anthamatten. Le Nendard a sagement évité d’en faire trop, tandis que le Haut-Valaisan est parti à la faute. «Dès mon entrée sur la partie principale de la face, j’avais déjà les jambes fatiguées. J’ai dû me battre jusqu’au bout pour rester sur mes skis», a confessé Amacker.

Anthamatten a quant à lui assuré le spectacle avant de chuter: «J’ai tenté un run susceptible d’être victorieux et j’ai chuté. Ça passe ou ça casse, c’est la règle du jeu. J’ai épousé la même ligne que Reine Backered. Sur le saut, je suis passé un peu à côté de sa trace car il avait découvert des cailloux et j’ai atterri sur du dur. Ça m’a projeté en arrière», a relaté le guide de Zermatt.

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