Swisscom: Le bénéfice a diminué
Actualisé

SwisscomLe bénéfice a diminué

Swisscom a enregistré sur les neuf premiers mois de l'exercice 2010 une stagnation des ventes et une baisse du bénéfice, notamment à cause de sa filiale italienne Fastweb.

Le bénéfice net de Swisscom a reculé de 8,2% par rapport à janvier-septembre de l'an passé, pour se fixer à 1,4 milliard de francs. Il a été péjoré par la provision de quelque 102 millions constituée au premier trimestre pour l'affaire Fastweb, a indiqué Swisscom mardi.

Quant au chiffre d'affaires, il a atteint 8,98 milliards de francs (&0,6%). Mais, net sans Fastweb, il a progressé de 2,3% à 7,3 milliards. Le groupe attribue cette hausse à la reprise conjoncturelle, à des rachats de Swisscom IT Services ainsi qu'à la croissance de la téléphonie mobile et des offres combinées.

Prévisions relevées

Le nombre des clients de téléphonie mobile en Suisse a augmenté de 4% à 5,76 millions. Et la clientèle de Swisscom TV a presque doublé, à 358'000. L'objectif est d'en gagner encore 400'000 d'ici à fin décembre. Du côté des connexions internet à haut débit, le nombre total d'accès a fléchi de 0,6% à 1,79 million.

Les analystes sont satisfaits, surtout des derniers mois. Ils ont salué l'amélioration des prévisions annuelles: un chiffre d'affaires de 12 milliards de francs et un EBITDA de 4,7 milliards, soit des attentes relevées de 100 millions dans les deux cas. L'action a ouvert en hausse dans une Bourse suisse à l'équilibre.

Swisscom se montre en revanche plus prudent pour Fastweb en 2010. Lors des neuf premiers mois, sa filiale a accru ses ventes de 2,9% à 1,4 milliard d'euros. Son résultat avant amortissements (EBITDA) a chuté de 15,6% à 341 millions d'euros (473 millions de francs). Mais sur une base comparable, il a crû de 4,1%.

Nouveau chef pour Fastweb

Fastweb a désormais un nouveau directeur général: Alberto Calcagno, qui a été chef opérationnel durant presque trois ans. Carsten Schloter, patron de Swisscom, dirigeait la filiale en intérim depuis la suspension en avril de Stefano Parisi, mis en examen dans l'affaire de fraude fiscale et de blanchiment d'argent en Italie.

Interrogé sur ce thème lors d'une conférence téléphonique, Carsten Schloter a affirmé qu'aucun élément accablant ne pesait pour l'heure contre Stefano Parisi. Mais dans l'intérêt de la société, il était nécessaire de repourvoir le poste, a-t-il argumenté.

Les enquêtes en cours sont plus longues que prévu, a-t-il ajouté. Il n'y a pour le moment aucun signe que la filiale soit menacée dans la pérennité de sa valeur, selon lui.

Quant à l'offre de rachat des actions non encore en main de Swisscom, celles servies par les actionnaires minoritaires au 8 novembre portent sa part à un peu plus de 85% de Fastweb, ce qui n'est pas assez pour décoter la société. Le délai échoit vendredi.

(ats)

Ton opinion