13.07.2016 à 07:47

Zurich

Le bénéfice de DKSH est en baisse

Au premier semestre, les ventes du spécialiste des services de marketing et de distribution sont en revanche en hausse.

DKSH est particulièrement actif en Asie.

DKSH est particulièrement actif en Asie.

photo: Keystone/Archives

Dans un contexte de marché difficile, DKSH a vu son bénéfice après impôts diminuer de 13,4% sur un an au 1er semestre 2016, à 91,7 millions de francs, notamment pénalisé par des fluctuations de change au jour de référence.

Le chiffre d'affaires du spécialiste zurichois des services de marketing et de distribution a en revanche progressé de 2,3% à 5,1 milliards.

A taux de change constants, le chiffre d'affaires progresse de 3,8%, tandis que le bénéfice recule de 11,2%, indique mercredi le groupe zurichois dans un communiqué. Corrigée des effets de change et des opérations de fusion-acquisition, la croissance organique a atteint 3,5%.

Affaiblissement de l'EBIT

Au niveau opérationnel, le résultat avant intérêts et impôts (EBIT) s'est également affaibli, de 2,7%, à 135,7 millions de francs, en raison d'ajustements contractuels dans la division Healthcare (santé). Sans cet effet unique, le résultat serait «bien supérieur à celui de 2015», précise DKSH. A taux de change constants, le repli est de 1,4%.

Ces chiffres s'inscrivent dans la moyenne des prévisions des analystes interrogés par l'agence financière awp. Ceux-ci prévoyaient un chiffre d'affaires de 5,03 milliards de francs, une croissance organique de 2,4% et un EBIT de 131 millions.

Hong Kong va mieux

La croissance a reposé sur la forte expansion des affaires au Vietnam, en Birmanie, au Laos et au Cambodge. Le repli enregistré en Thaïlande a pu être stoppé, tandis que l'important marché qu'est Hong Kong a montré des premiers signes d'amélioration, malgré des défis encore «significatifs».

Les affaires ont particulièrement crû avec la clientèle active dans les secteurs des investissements privés et des biens de consommation. Les segments Performance Materials (matières premières spécialisées) et Technologie ont enregistré une solide croissance de leur chiffre d'affaires, tandis que les mesures de restructuration dans le secteur des biens de luxe produisent leurs effets.

Détail

Dans le détail, la division des biens de consommation a vu son chiffre d'affaires reculer de 10,1% à 1,8 milliard de francs, notamment en raison de l'abandon du contrat avec deux producteurs en Thaïlande et en Malaisie, dans une optique d'optimisation de portefeuille. Sans ce facteur, les ventes auraient légèrement progressé.

Malgré des conditions de marché difficiles le résultat EBIT de la division a progressé de 5,8% à 45,4 millions de francs. Les mesures d'amélioration de l'efficacité prises fin 2015 ont permis d'accroître la profitabilité.

Marchés asiatiques en verve

Au sein de l'unité Healthcare, les ventes ont progressé de 10,6% à 2,7 milliards de francs, enregistrant une croissance dans presque tous les marchés asiatiques. En raison d'ajustements contractuels, l'EBIT a lui chuté de 14,7% à 70,8 millions, mais devrait s'améliorer significativement dans la deuxième moitié de l'année.

Dans le segment Performance Materials, le chiffre d'affaires a gagné 12,3% à 434,2 millions de francs, grâce à une demande accrue. Le résultat EBIT a explosé de 54% à 38,5 millions, une performance portée par toutes les régions, en particulier le Japon.

Enfin, la division Technologie a vu ses ventes croître de 9,3% à 174,6 millions de francs, grâce à une forte demande, particulièrement en Chine et au Japon. En revanche, l'EBIT s'est effondré de 59,8% à 4,5 millions, en raison d'une base de comparaison élevée.

Globalement, l'entreprise souligne avoir gagné des parts de marché dans d'importants secteurs et avoir poursuivi son expansion sur des marchés prometteurs.

Prudentes perspectives

Au chapitre des perspectives, le groupe zurichois reste prudent et indique seulement s'estimer capable de réaliser une croissance du chiffre d'affaires et du bénéfice pour cette année et les exercices suivants.

Parmi les possessions de DKSH figure l'horloger jurassien Maurice Lacroix, sis à Saignelégier (JU). Le groupe zurichois détient aussi les fabricants de boîtiers Queloz, également dans le chef-lieu franc-montagnard, et de pièces de mouvements La Manufacture des Franches-Montagnes, à Montfaucon (JU).

DKSH avait annoncé en juillet dernier vouloir se séparer de son pôle horloger, mais n'a pour l'heure trouvé aucun repreneur. Le groupe zurichois n'est toutefois pas sous pression et conservera ces activités si aucun acquéreur ne peut être trouvé, avait-il indiqué. (nxp/ats)

(NewsXpress)

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