Banque cantonale de Zurich: Le bénéfice net a bondi de moitié en 2009
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Banque cantonale de ZurichLe bénéfice net a bondi de moitié en 2009

La Banque cantonale de Zurich (BCZ) a vu son résultat atteindre 751 millions de francs, soit une augmentation de 49% en comparaison des 503 millions de l'exercice précédent, a annoncé l'établissement vendredi.

Le résultat d'exploitation s'est étoffé de 334 millions de francs ou 18,2% pour atteindre le montant record de 2,2 milliards de francs, avec à la clé un bénéfice brut amélioré de 44,6% à 1 milliard de francs, ont relevé devant la presse à Zurich les responsables de la banque qui estiment avoir atteint des résultats «remarquables».

L'exercice a toutefois vu le produit des opérations d'intérêts se réduire de 15% à 1,3 milliard de francs, essentiellement en raison de taux historiquement bas. Le produit des opérations de commissions et prestations de services ainsi que celui du négoce ont atteint chacun 508 millions, en hausse respectivement de 8% et 12%.

Les charges d'exploitation ont pour leur part crû de 3% à un peu plus de 1,2 milliards. Cette hausse relativement modeste s'explique en particulier par des mesures prises dès 2008 pour optimiser les coûts informatiques, selon la BCZ.

Les seules charges de personnel ont de leur côté atteint 850 millions, en hausse de 16%, en raison du développement du conseil à la clientèle mais aussi des augmentations salariales générales et des bonus. Fin 2009, la BCZ employait 4825 personnes (en équivalents plein temps), 3% de plus qu'un an plus tôt.

La somme du bilan de la quatrième banque de Suisse derrière l'UBS, le Credit Suisse et le groupe Raiffeisen s'est accrue de 3,5% à 117,2 milliards. Plus de la moitié des actifs est imputable aux prêts à la clientèle, notamment hypothécaires, qui ont augmenté de 5,2% à 67,8 milliards de francs.

Moins d'argent frais qu'en 2008

L'année a vu un afflux net d'argent frais en forte baisse, à quelque 3,5 milliards de francs. Mais l'exercice 2008 avait été particulièrement fructueux à cet égard, où l'afflux avait dépassé 15,7 milliards de francs, de nombreux clients institutionnels comme privés ayant transféré des fonds depuis les grandes banques empêtrées dans la crise.

Des clients institutionnels, tout particulièrement, ont retiré l'an dernier des fonds de la banque qui est au bénéfice d'une garantie d'Etat. Son patron Martin Scholl a dit que ces mouvements confirmaient l'hypothèse émise l'an dernier déjà, selon laquelle ces clients pourraient n'utiliser la BCZ que comme «havre sécurisé» à titre transitoire.

La fortune sous gestion a de son côté crû sur un an de 10,5% en raison de la reprise des marchés boursiers, à 134,3 milliards de francs. Selon ses propres indications, la BCZ se situe ainsi au 7e rang en Suisse pour la gestion de fortune.

Une part de 330 millions du bénéfice a été versée au canton et aux communes, 10% de plus qu'au titre de 2008. De plus le capital social rapporte au canton 51 millions au titre de couverture des coûts propres.

Capital propre renforcé

La BCZ a aussi renforcé en 2009 sa base de capitaux propres. A la fin de l'exercice le rapport des capitaux propres (Tier 1) a ainsi atteint 14,1% contre 12,9% un an plus tôt, une base considérée comme «très solide» particulièrement en comparaison internationale.

Et l'établissement, qui va poursuivre sa stratégie de banque universelle, s'estime «très bien positionnée» dans un contexte de reprise économique «même quelque peu hésitante» qui semble se dessiner. (ats)

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