Groupe Bâloise: Le bénéfice net a fondu de 41,7% au premier semestre
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Groupe BâloiseLe bénéfice net a fondu de 41,7% au premier semestre

Le groupe Bâloise a vu son bénéfice net chuter de 41,7% au premier semestre à 273,7 millions de francs, en raison de placements moins fructueux sur les marchés financiers.

Le volume d'affaires de l'assureur a en revanche augmenté de 1,7% à 4,97 milliards.

Les six premiers mois de 2008 ont été marqués par la volatilité des marchés financiers et la pression «soutenue» de la concurrence sur les prix, a expliqué mercredi le groupe Bâloise. Même si le phénomène devrait s'étendre au deuxième semestre, il prévoit néanmoins de dégager un «bon» résultat sur l'ensemble de l'année.

Solidité opérationnelle

A l'instar du secteur, le groupe d'assurances a donc souffert du contexte boursier difficile. Le produit net de ses placements a chuté de 42% par rapport à la même période de l'an passé à 819,8 millions de francs. «Mais notre stratégie a montré sa pertinence», constate son président Rolf Schäuble, cité dans le communiqué.

Au-delà de la chute du résultat financier, le groupe Bâloise met en exergue «le dynamisme des activités opérationnelles de l'assurance». En particulier dans le secteur non-vie, où il a profité de l'absence de sinistres majeurs, contrairement au premier semestre 2007, affecté lui par l'impact de la tempête Kyrill.

Sanction boursière

Il n'en demeure pas moins que la performance de l'assureur rhénan apparaît très inférieure aux attentes des analystes, qui tablaient en moyenne sur un bénéfice net de l'ordre de 388 millions de francs. Pour mémoire, les six premiers mois de 2007 avaient constitué une performance record.

A la Bourse suisse, l'action a subi la sanction des investisseurs, qui ont toutefois souligné la bonne tenue au niveau opérationnel. En recul de 6,3% à l'ouverture, elle signait l'un des plus mauvais scores du jour en abandonnant encore 5,5% sur les coups de 10 h, dans un marché (SMI) lui-même en contraction.

Unité suisse

Le volume d'affaires, à savoir les primes, a globalement progressé de 1,7% à 4,97 milliards de francs au premier semestre, et même de 2,4% une fois corrigé des effets de change. Il s'est accru de 2,5% dans l'assurance non-vie, à 2,12 milliards, et de 1,1% dans l'assurance vie, à 2,84 milliards.

En Suisse, qui représente la principale unité (57% des primes encaissées), le bénéfice avant impôts et frais de financement se trouve plombé par le résultat des placements. Il a été divisé par plus que deux pour tomber à 115,2 millions de francs, malgré ici aussi «une bonne performance au niveau opérationnel».

Recul dans la banque

Dans le segment bancaire, la Baloise Bank SoBa (l'ex-Banque de Soleure achetée à l'UBS en 2000) a dégagé un bénéfice net semestriel en recul de 14,5% à 13,3 millions de francs, dans un contexte également marqué par les remous boursiers. Les fonds de la clientèle ont augmenté de 3,4% pour s'inscrire à 3,7 milliards.

Côté perspectives, le groupe Bâloise se voit toujours évoluer dans un environnement volatil jusqu'à la fin de l'exercice en cours. Il se fixe comme ambition chiffrée de maintenir le versement d'un dividende inchangé de 4,50 francs par titre. (ats)

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