Vacances ratées: Le Bernois peut enfin quitter l'Egypte
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Vacances ratéesLe Bernois peut enfin quitter l'Egypte

L'enseignant bernois, coincé en Egypte depuis le 15 avril dernier, est soulagé: les autorités locales viennent de lui accorder l'autorisation de quitter le pays.

par
am/ofu

Rolf Künti est soulagé. Le Suisse de 29 ans retenu en Egypte depuis le 15 avril à Charm-el-Cheik, qui avait été soupçonné de terrorisme par les autorités, va pouvoir rentrer en Suisse, a annoncé dimanche le Département fédéral des affaires étrangères (DFAE). L'enseignant bernois était bloqué dans un hôtel de la station balnéaire.

Selon le DFAE, «les autorités judiciaires égyptiennes ont octroyé dimanche une autorisation de voyage retour» à Rolf Künti, conseiller communal UDC de Meikirch (BE). C'est le ministère égyptien des Affaires étrangères qui a confirmé la nouvelle à l'ambassadeur suisse au Caire.

Le Bernois a été personnellement assisté et accompagné par l'ambassadeur helvétique, selon le communiqué du DFAE. Il devrait vraisemblablement rentrer en Suisse lundi, précise le DFAE. Dans une interview accordée à «Schweiz am Sonntag», l'enseignant bernois estime avoir été victime d'une confusion de noms et s'est dit «atteint psychiquement». Mais il reconnaît avoir reçu beaucoup de soutiens de Suisse.

«Je suis enfermé dans une prison dorée»

Rolf Künti voulait rentrer chez lui en Suisse le 15 avril après avoir passé des vacances au bord de la mer Rouge. Mais le conseiller communal UDC n'avait pas pu embarquer dans l'avion de retour car son nom figurait sur une liste de personnes soupçonnées de terrorisme.

Depuis, l'enseignant attendait dans un hôtel de la station balnéaire de Charm-el-Cheik le feu vert des autorités pour rentrer chez lui. «Je suis enfermé dans une prison dorée», dit-il au «Schweiz am Sonntag».

«Pas question de terrorisme»

Sur sa mésaventure, M. Künti pense en effet qu'il a été «visiblement victime d'une confusion de noms». A la douane, un fonctionnaire a noté son nom en arabe et il pense que c'est ce qui a été à l'origine de tout le «malentendu», explique-t-il dans l'entretien. «Entre-temps, l'ambassadeur de Suisse au Caire m'a informé qu'il n'était pas question de soupçons de terrorisme» comme il avait été sous-entendu dans un premier temps, raconte l'élu bernois.

Interrogé par l'ats dimanche, le Département fédéral des affaires étrangères (DFAE) ne voulait pas confirmer ces derniers propos du Bernois. Du fait de la protection consulaire autour de M. Künti, le DFAE est tenu à la confidentialité.

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