Le big boss se prive de juteux profits

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Le big boss se prive de juteux profits

Le patron de Bombardier a laissé expirer quatre millions d'options de son portefeuille personnel.

A force d'attendre, ce sont 80 millions de dollars canadiens (90 millions de francs) qui lui sont passés sous le nez. Le PDG de Bombardier (géant canadien de l'aéronautique et du matériel roulant ferroviaire), Laurent Beaudoin, avait reçu en mars 1996 quatre millions d'options valables dix ans, raconte le site Internet LaPresseAffaires.com.

Toutefois, le journal National Post a pu consulter des documents déposés auprès d'autorités boursières attestant que les droits d'option sur les titres n'avaient pas été «exercés». Le prix d'exercice de ces options était de 5,13 dollars canadiens (près de 6 fr.). Laurent Beaudoin devait attendre au moins deux ans avant d'en tirer profit. Lorsque, vers 2000, l'action Bombardier valait près de 30 dollars (33 fr. 50), le patron de 68 ans aurait pu encaisser la coquette somme de 80 millions de dollars avant impôt. Il a toutefois préféré attendre. Aujourd'hui, le prix de l'action oscille autour des 3 dollars.

Reste que tout n'est pas perdu pour le PDG. Il possède encore deux millions d'options pouvant être exercées au prix de 10 dollars (11 fr.). Ces titres-là restent valables jusqu'en mars 2009. Sans compter que Laurent Beaudoin a par ailleurs réalisé de juteux profits sur d'autres options encore entre 2000 et 2003, empochant ainsi plus de 10 millions de dollars (11,1 millions de francs).

Bombardier est installé dans de nombreux pays, dont la Suisse, avec notamment une usine à Villeneuve (VD).

(gna)

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