Euro 2016: Le bilan de la Mannschaft laisse apparaître un doute
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Euro 2016Le bilan de la Mannschaft laisse apparaître un doute

A quelques jours du début de l'Euro, l'Allemagne fait partie des favorites. Reste que depuis 2014, l'équipe de Joachim Löw n'a pas toujours brillé.

L'Allemagne fait évidemment partie des grandes favorites de l'Euro. Mais sa cote n'est pas aussi favorable que pourrait le laisser supposer son statut de championne du monde et sa mémorable démonstration face au Brésil (7-1) en demi-finale de la Coupe du monde 2014.

L'Allemagne avait commencé de croire en une malédiction. Avant son quatrième titre mondial, en 2014 au Brésil, elle n'avait plus rien gagné depuis l'Euro 1996, après des défaites à répétition en finale (2002, 2008) et en demi-finale (2006, 2010, 2012). Alors, vingt ans après son sacre de Wembley, elle compte bien s'offrir en France un bis repetita de Maracanã.

Un bilan pas vraiment habituel

Tout n'a pourtant pas été optimal pour l'équipe de Joachim Löw depuis. Une forme relative qui se traduit par un bilan pas vraiment habituel pour la machine allemande: dix victoires, deux nuls et sept défaites (!) depuis août 2014.

Les retraites du capitaine Philipp Lahm et du buteur Miroslav Klose ont laissé un grand vide. Surtout concernant le joueur de Bayern Munich, aussi à l'aise sur le flanc de la défense qu'au milieu de terrain et, surtout, fédérateur dans le vestiaire.

Une course dans le mur?

Seul véritable avant-centre retenu au Brésil, Klose (71 buts en 137 sélections) a lui aussi longtemps manqué à la Mannschaft. Jusqu'au retour de Mario Gomez, présent à l'Euro 2012 mais pas au Brésil. Au sortir d'une bonne saison en Turquie (26 buts en 33 matches), l'attaquant de Besiktas peut tenir un rôle très important dans le dispositif de Löw.

Un Jogi qui sait parfaitement que tout est fragile et qu'il s'en faut d'un rien pour transformer une marche victorieuse en une course dans le mur. La conquête brésilienne n'avait d'ailleurs déjà pas échappé à cette règle.

Miroir déformant

Bien sûr, il y a eu cette demi-finale à Belo Horizonte, ce film de science-fiction au terme duquel le rouleau compresseur allemand a dévasté le Brésil 7-1, avant de battre l'Argentine en finale (1-0 ap). Du match surréaliste contre le Brésil est née l'impression d'une Allemagne surpuissante et lumineuse, logiquement sacrée peu après championne du monde. Mais le miroir des souvenirs est parfois déformant.

C'est vrai, le tournoi avait très bien commencé par une fessée infligée au Portugal (4-0). Mais la suite fut bien plus laborieuse. Un match nul 2-2 contre le Ghana, une courte victoire 1-0 face aux Etats-Unis, puis l'obligation de passer par les prolongations pour sortir la modeste Algérie en 8e de finale (2-1), un succès arraché 1-0 contre la France dans un quart très serré et, en finale, une consécration 1-0 en toute fin de prolongation alors que Lionel Messi avait eu plusieurs occasions mais s'était à chaque fois heurté à Manuel Neuer.

Des joueurs de talent et d'expérience

Un parcours sans faute mais pas non plus si autoritaire que cela dont la lecture rend moins incompréhensible le bilan évoqué plus haut. Bilan très inférieur à la moyenne de Löw depuis qu'il est poste (août 2006).

La Mannschaft est cependant suffisamment pourvue de joueurs de talent et d'expérience (douze hommes ont joué l'Euro 2012 et le Mondial 2014, quatorze champions du monde ont été reconduits) pour soulever le trophée une quatrième fois (elle co-détient pour l'heure le record avec l'Espagne).

Il y a des joueurs blessés

Löw espère avoir tous ses cadres à disposition, à commencer par son emblématique milieu de terrain Bastian Schweinsteiger, dont la saison à Manchester United fut pénible et qui revient tout juste de blessure, tout comme son indispensable acolyte Sami Khedira.

«Avant chaque tournoi, il y a des joueurs blessés, rappelle le sélectionneur. Schweinsteiger était déjà blessé avant le Mondial 2014, tout comme Khedira. Et ces joueurs ont joué un rôle significatif dans la conquête du titre.»

Il faut le souhaiter à une Allemagne qui a déjà dû enregistrer les défections d'atouts tels que Marco Reus ou Ilkay Gündogan. (nxp/ats)

(NewsXpress)

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