Afrique du Sud - Le bilan des émeutes, revu à la hausse, fait état de 337 morts
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Afrique du SudLe bilan des émeutes, revu à la hausse, fait état de 337 morts

Le gouvernement sud-africain a annoncé jeudi, 61 morts supplémentaires – par rapport au bilan de la veille – dans les violences qui ont secoué le pays mi-juillet.

Pillages et émeutes ont récemment secoué l’Afrique du Sud.

Pillages et émeutes ont récemment secoué l’Afrique du Sud.

Reuters

Les émeutes et pillages qui ont ensanglanté l’Afrique du Sud mi-juillet ont fait un total de 337 morts, a annoncé le gouvernement jeudi, soit 61 morts supplémentaires par rapport au bilan annoncé la veille.

«La police sud-africaine a révisé le nombre total de décès» dans la région de Johannesburg à 79 et dans la province du Kwazulu-Natal (KZN, Est) à 258 dans le cadre de ces violences, a annoncé la ministre Khumbudzo Ntshavheni, attribuant une partie de cette hausse à des «blessés ayant succombé à leurs blessures».

Des corps sont aussi retrouvés ici ou là dans des bâtiments, hangars ou sites industriels qui ont flambé autour du port de Durban et dont le déblaiement commence tout juste.

Dans la banlieue industrielle de Pinetown, un policier confiait cette semaine à l’AFP que plusieurs corps de pillards avaient été récemment retrouvés, piégés dans les incendies ou écrasés par la chute de stocks.

Incarcération de Zuma

Les troubles ont éclaté au Kwazulu-Natal le 9 juillet, prenant d’abord la forme d’émeutes au lendemain de l’incarcération de l’ex-président Jacob Zuma pour outrage à la justice. Ils se sont ensuite étendus, sur fond de chômage endémique et de nouvelles restrictions contre le Covid-19, gagnant Johannesburg, pour s’apaiser en début de semaine.

La «stabilité» est revenue dans les deux provinces touchées, a assuré la ministre, précisant que la police effectuait des «opérations de ratissage pour prévenir toute action opportuniste». Six personnes, dont un ancien présentateur de la radio publique, ont été arrêtées et poursuivies pour incitation à la violence. Des milliers d’autres ont été arrêtées pour pillage.

Sur le plan économique, le gouvernement estime que ces violences vont coûter 50 milliards de rands, soit 3,4 milliards de dollars, à l’économie, les deux régions touchées représentant la moitié du produit intérieur brut national.

(AFP)

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