Avion disparu: Le Boeing pourrait s'être désintégré en plein vol
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Avion disparuLe Boeing pourrait s'être désintégré en plein vol

L'aviation vietnamienne a repéré dimanche de possibles débris du Boeing de Malaysia Airlines disparu avec 239 passagers. L'avion pourrait s'être désintégré en plein vol.

Le Boeing 777 de Malaysian Airlines disparu samedi matin pourrait s'être désintégré en plein vol. Une source proche de l'enquête à Kuala Lumpur se fonde sur «le fait que nous soyons toujours incapables de trouver des débris» de l'avion qui transportait 239 personnes. La piste de l'attentat a aussi été évoquée.

L'aéronavale vietnamienne a toutefois repéré en mer un objet qui pourrait appartenir à l'appareil, a annoncé dimanche l'Aviation civile du Vietnam sur son site internet. Il faisait cependant trop sombre pour avoir une certitude. Des navires de recherche vont être dépêchés sur place, au large des côtes sud du Vietnam.

Les recherches se poursuivent en mer de Chine méridionale, au large des côtes de la Malaisie et du Vietnam. Plusieurs traces suspectes ont été repérées.

Piste de l'attentat

La piste de l'attentat terroriste demeure elle aussi d'actualité. L'enquête se focalise sur au moins deux passagers qui voyageaient sous une fausse identité.

Selon la BBC, les deux passagers suspects avaient acheté leurs billets ensemble et devaient poursuivre leur voyage vers l'Europe après une escale à Pékin, destination du vol MH370. Ils n'avaient ainsi pas eu besoin de demander un visa chinois et de se soumettre à des contrôles de sécurité supplémentaires.

Un employé d'une agence de voyage de la station balnéaire thaïlandaise de Pattaya a confirmé à Reuters qu'il avait bien vendu les deux billets d'avion aux deux hommes.

Interpol a confirmé dimanche qu'au moins deux passeports volés, un autrichien (au nom de Christian Kozel) et un italien (au nom de Luigi Maraldi), avaient été utilisés par des passagers du vol MH370. Les documents ont été respectivement volés en 2012 et 2013 en Thaïlande, écrit l'organisation.

M. Maraldi s'est d'ailleurs présenté dimanche à la police à Phuket, ont précisé les autorités. Il a dit ne pas avoir d'informations sur le passeport de M. Kozel, mais la diplomatie autrichienne a précisé dimanche qu'il avait été dérobé sur un vol Phuket-Bangkok.

Procédures en révision

Dans un communiqué, Interpol indique qu'aucun contrôle n'a été effectué dans aucun pays sur les passeports volés entre le moment où ils sont entrés dans la base de l'organisation et le décollage du vol. «C'est une situation à laquelle nous espérions ne jamais être confrontés», indique le secrétaire général d'Interpol Ronal Noble.

«S'il est trop tôt pour spéculer sur un lien éventuel entre les passeports volés et l'avion disparu, il est très préoccupant que des passagers aient pu embarquer sur un vol international avec un passeport volé enregistré dans les bases de données d'Interpol», ajoute-t-il.

Reconnaissant implicitement un défaut de sécurité à l'aéroport de Kuala Lumpur, où les deux passagers ont embarqué avec les passeports déclarés comme volés par leurs détenteurs, le Premier ministre malaisien Najib Razak a annoncé une révision des procédures de contrôle.

«Liste de quatre noms»

Le ministre malaisien des Transports a déclaré que les enquêteurs vérifiaient l'identité de deux autres passagers. «J'ai une liste de quatre noms. J'ai mobilisé nos services de renseignements et j'ai aussi sollicité l'aide des services de renseignements étrangers», dont le FBI américain, a dit Hishamuddin Hussein, qui détient aussi le portefeuille de la Défense.

La piste terroriste n'est qu'une parmi d'autres, a-t-il insisté. «Nous examinons toutes les hypothèses. Ne brûlons pas les étapes. Notre priorité pour le moment est de trouver l'avion.»

Le chef de l'armée de l'air malaisienne a déclaré dimanche que, selon les radars, l'avion pourrait avoir fait demi-tour avant de disparaître. Mais le patron de Malaysia Airlines a souligné que les systèmes d'alerte du Boeing auraient alors été déclenchés.

Chine et Etats-Unis aident

Outre la Malaisie et le Vietnam, la Chine et les Philippines ont aussi déployé des navires. Les Etats-Unis, les Philippines et Singapour ont envoyé des avions militaires participer aux recherches.

Parmi les 227 passagers figurent plus de 150 Chinois et des ressortissants d'au moins onze autres pays, dont 38 Malaisiens, six Australiens, quatre Français et trois Américains - mais aucun Suisse.

Le dernier contact avec le vol MH370 a eu lieu à environ 200 kilomètres au large de Kota Bharu, sur la côte orientale de la Malaisie continentale, près du golfe de Thaïlande, précise Malaysia Airlines. (afp)

Les familles en colère

Les familles de passagers, en colère en raison du manque d'information, attendaient dans l'angoisse dimanche dans un hôtel près de l'aéroport de Pékin. A l'aéroport de Kuala Lumpur, des moines bouddhistes psalmodiaient des prières pour les disparus et les proches des passagers étaient rassemblés dans un hôtel. Si la catastrophe était confirmée, ce serait l'accident le plus grave d'un Boeing 777, qui a connu un seul accident mortel en 19 ans d'histoire, avec trois morts à l'aéroport de San Francisco en juillet 2013. Malaysia Airlines (MAS) est considérée comme une compagnie habituellement fiable.

Un trafic de faux passeport en Thaïlande

La police thaïlandaise a annoncé dimanche enquêter sur un possible trafic de passeports, les réservations avec deux passeports européens suspects sur le vol de Malaysia Airlines disparu depuis samedi ayant été faites en Thaïlande. Un Autrichien du nom de Christian Kozel et un Italien du nom de Luigi Maraldi apparaissent sur la liste des passagers, mais ils n'étaient à bord. Tous les deux se sont fait voler leur passeport en Thaïlande en 2012 et 2013, a confirmé l'organisation policière internationale Interpol.

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