Russie: Le boss de Greenpeace veut rencontrer Poutine

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RussieLe boss de Greenpeace veut rencontrer Poutine

Le directeur exécutif de l'ONG écologiste a demandé à rencontrer le président russe pour plaider la cause des 30 personnes arrêtées en Russie en septembre pour une action en Arctique.

«Cher président Poutine, (...) je demande une rencontre d'urgence avec vous», a écrit Kumi Naidoo dans une lettre déposée mercredi à l'ambassade de Russie à La Haye, selon un communiqué de Greenpeace.

M. Naidoo s'est notamment dit prêt à se rendre en Russie «le plus vite possible» pour se porter «garant du bon comportement des militants de Greenpeace, s'ils sont libérés sous caution».

«Des millions de personnes à travers le monde, dont beaucoup de Russes, brûlent d'envie qu'on mette fin à l'incarcération des 30 hommes et femmes courageux et pacifiques qui sont détenus à Mourmansk», dans le nord-ouest de Russie, a-t-il déclaré.

Commando héliporté

Fin septembre, un commando héliporté des garde-côtes russes a arraisonné le navire de Greenpeace Arctic Sunrise en mer de Barents (Arctique russe), dont l'équipage -- 28 militants de l'ONG écologiste et deux photographes freelance -- a été placé en détention pour deux mois à Mourmansk.

La semaine dernière, les 30 membres de l'équipage, dont 26 étrangers, ont été inculpés de «piraterie en groupe organisé», ce qui leur fait encourir jusqu'à 15 ans de détention.

Un crime «qui n'a jamais eu lieu»

«Vous savez que les accusations de piraterie portées contre les militants relèvent d'un crime qui n'a jamais eu lieu», écrit M. Naidoo.

«C'est pourquoi je vous demande de réclamer en tant que président de la Russie que ces charges excessives de piraterie soient levées (...) et que deux photographes freelance, qui ne sont pas membres de Greenpeace, soient immédiatement libérés», indique-t-il.

«Personne ne tire profit de la poursuite de cette affaire, y compris la grande nation de la Russie», souligne le directeur exécutif de Greenpeace.

Trois recours rejetés

Mardi, le tribunal régional de Mourmansk a rejeté les trois premiers recours de deux militants de Greenpeace et d'un photographe freelance pour leur incarcération, et les a maintenus en détention jusqu'au 24 novembre.

La Russie a fait du développement de l'Arctique, une immense zone regorgeant de ressources en hydrocarbures qui n'a pour l'instant pas encore été exploitée, une priorité stratégique. Greenpeace dénonce des risques décuplés pour un écosystème particulièrement fragile. (afp)

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