Actualisé 30.10.2014 à 18:35

GenèveLe boss des TPG devra «faire mieux avec moins»

Le nouveau directeur des Transports publics genevois (TPG) Denis Berdoz devra trouver «de nouvelles solutions pour faire mieux avec moins», a indiqué jeudi son ministre de tutelle.

Le futur patron de la régie publique assumera sa fonction «sans naïveté et avec beaucoup d'enthousiasme».

Le futur patron de la régie publique assumera sa fonction «sans naïveté et avec beaucoup d'enthousiasme».

Denis Berdoz qui dirige actuellement la société Mauerhofer & Zuber devrait prendre ses fonctions au printemps prochain. Le temps, a-t-il expliqué jeudi devant la presse, de quitter proprement son entreprise. Il a été sélectionné pour diriger les TPG au terme d'un long processus assuré par un cabinet de recrutement.

«Il arrive dans une situation qui n'est pas des meilleures», a relevé M. Barthassat au lendemain de l'annonce de la nomination de M. Berdoz. Et d'évoquer les conséquences financières liées à la baisse des tarifs votée par le peuple. Il manque 20 millions sur quatre ans, a relevé Anita Frei, présidente du conseil d'administration. Il existe une marge de manoeuvre pour éviter des licenciements, a-t-elle souligné.

Licenciements?

Si in fine, il faut malgré tout licencier, il faudra s'y résoudre, explique M. Berdoz. Il a déjà été confronté à des situations de restructuration d'entreprise au cours de sa carrière. Le futur directeur général des TPG avait alors misé sur des mesures de chômage partiel.

Il compte sur les mois à venir pour nouer des contacts étroits avec les TPG afin de préparer son arrivée de manière optimale. Il a déjà esquissé jeudi quelques grandes orientations pour la suite en citant le développement de l'outil de travail, la gestion des restrictions financières et une meilleure communication à l'externe comme à l'interne.

Privé et public

Avant de se trouver à la tête de la société Mauerhofer & Zuber, M.Berdoz a été responsable de la division technique de l'Aéroport de Genève et membre de sa direction. De 1990 à 1995, il a aussi conduit le développement de la Swatchmobile au sein du Swatch Group, après avoir travaillé comme chef de projet chez Peugeot.

Le conseil d'administration des TPG ainsi que le Conseil d'Etat ont apprécié cette double expérience dans le public et le privé. Il succédera à Christoph Stucki qui assurait l'interim depuis la démission de Roland Bonzon en janvier dernier. Des divergences majeures sur les plans stratégique et politique avaient motivé son départ. (ats)

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