Le Botox mis en cause dans la mort d'un enfant
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Le Botox mis en cause dans la mort d'un enfant

Un enfant de trois ans, paralysé, serait décédé après un usage médical de botox. Il s'agit du premier cas de ce type en Suisse.

La victime est un enfant de trois ans. Swissmedic, l'institut suisse des produits thérapeutiques, examine si des conséquences doivent être tirées à partir de ce cas.

L'enfant était traité pour une paralysie cérébrale partielle et une déformation du pied, a précisé lundi Catherine Manigley, responsable du contrôle du marché des médicaments auprès de Swissmedic, confirmant une information de la «SonntagsZeitung». Les médecins ont utilisé quatre fois la dose maximale de toxine botulique autorisée. Ils ont suivi en cela les conclusions d'une étude européenne.

L'enfant est décédé 20 heures après l'administration de la substance, selon Catherine Manigley. Il n'est toutefois pas possible de déterminer si c'est le botox qui a conduit à la mort. Le patient souffrait en effet également d'apnée du sommeil.

Des décès ayant été enregistrés aux Etats-Unis, le traitement au botox sur des enfants de moins de 12 ans y a été interdit, relève Catherine Manigley. Il s'agit dès lors d'examiner si de telles mesures doivent être prises en Suisse. Des experts planchent sur une nouvelle analyse des risques.

Sur son site Internet, Swissmedic relève que les sociétés Allergan et Globopharm ont envoyé une circulaire commune aux spécialistes pour les informer du risque d'effets indésirables systémiques graves chez les enfants souffrant de parésie cérébrale. Ils soulignent en particulier la nécessité absolue de respecter les recommandations posologiques et les mesures de précaution mentionnées dans l'information sur le médicament autorisée lors de l'administration de Botox et de Dysport, deux préparations à base de toxine botulique.

La semaine dernière, Swissmedic a mis en garde contre le danger de l'utilisation incontrôlée de botox à des fins cosmétiques. Rien de grave n'est arrivé jusqu'ici, précise Catherine Manigley. En cas d'injection au niveau du cou, la substance peut se diffuser localement et entraîner des troubles de la déglutition et de la respiration. De plus, si de grandes quantités du produit pénètrent dans la circulation sanguine, des paralysies peuvent survenir et conduire dans le pire des cas à l'étouffement. (ap)

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