Réseaux sociaux: Le bouton de partage «J'aime» mis à l'index

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Réseaux sociauxLe bouton de partage «J'aime» mis à l'index

Les appréciations émises via les fonctions de partage sont conditionnées, accuse un écrivain américain.

par
laf

Le bouton «J'aime» de Facebook, le «retweet» de Twitter ou le «+1» de Google poussent à la conformité. C'est la thèse de Neil Strauss, romancier et coach en séduction pour hommes.

Selon lui, ces options amènent les internautes à ne cautionner que les sujets populaires. Elles conditionnent aussi leur comportement, en les incitant à choisir leurs publications pour obtenir le maximum de «J'aime» ou de «retweets» en retour. Il y aurait ainsi moins de place pour des sujets originaux ou des controverses.

«Nous ne dévoilons pas notre vraie personnalité en ligne, seulement un masque destiné à se conformer aux opinions des autres», dénonce Neil Strauss sur le Wall Street Journal. Il pousse l'analogie avec les humoristes. Une mise à jour d'un statut qui n'est pas accueillie par une multitude de «J'aime» serait ainsi l'équivalent d'un gag qui tombe à plat.

«Ressentons-nous une quelconque pression avec l'explosion de ses fonctions invitant à apprécier ce que nous produisons? Bien sûr», reconnaît Dave Pelle, un blogueur aguerri.

Certains relativisent cependant la portée des profils créés sur les réseaux sociaux et de leur activité en ligne. «Facebook n'a rien à voir avec l'honnêteté, l'expression originale de soi ou même la réalité. C'est simplement un endroit pour présenter, vendre et recevoir l'approbation pour une personnalité idéalisée», plaide Rob Walker du New York Times.

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